Test Pioneer BDP-LX58 par HDFever

09/02/2015









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Ces dernières années nous n’avons pas été gâtés en modèles « haut de gamme » par les fabricants de lecteurs Blu-ray. En effet, depuis que Marantz ou Denon se sont retirés, il n’y avait qu’OPPO pour nous proposer des platines qui sortent du lot (en dehors des lecteurs basés sur des cartes OPPO comme Cambridge, Primare, Electrocompaniet, entre autres). C’est donc avec grand plaisir que j’avais appris la sortie des lecteurs Pioneer BDP-LX58 et LX88 pour avoir d’autres alternatives. surtout qu’il s’agit d’un lecteur Blu-ray doté de deux connecteurs HDMI 2.0 avec un uspcaling UHD capable de sortir en 24, 50 ou 60 im/s.

Certains diront que ces lecteurs arrivent un peu tard avec la sortie imminente de l’Ultra HD Blu-ray, mais n’oublions pas que très peu de personnes posséderont un téléviseur Ultra HD dans les 3 années à venir, voire plus. Cette technologie est encore très élitiste et beaucoup vont encore garder leur TV 1080p qui leur donne encore bien des plaisirs. Mais qu’en est-il de ces lecteurs Pioneer, de leurs qualités audio et vidéo, leur compatibilité multimédia, leur performance, leur stabilité et leurs fonctionnalités ? C’est ce que je vous propose de découvrir avec ce test du Pionner BDP-LX58 vendu au prix indicatif de 690 €. Je précise également, que suite à de nombreuses demandes, je vais faire quelques comparaisons avec l’OPPO BDP-103EU, même si ce n’est pas l’exercice que je préfère, car je pars du principe que nous avons tous des goûts différents, et certains préfèreront l’image de l’OPPO, d’autre celle du Pioneer. Cela dit, je vous donnerai mon humble avis…

Protocole de test :

  • Lecteur Blu-ray Pioneer BDP-LX58 : 690 €
  • Amplificateur 5.1 Primare SPA23 et Yamaha RX-A3040
  • TV 1080p Sony HX950 et TV UHD Panasonic AX630
  • Enceintes Magnat Quantum série 1000 en 5.1
  • Caisson de grave SVS PB1000
  • Câble secteur JSV Audio, RCA MUSE Espace Musical
  • Câble HDMI Oehlbach XXL Carb Connect
  • Barrette secteur Oehlbach Powersocket

Présentation du Pioneer BDP-LX58

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Je ne vais pas revenir sur toutes les spécifications du Pioneer BDP-LX58 qui sont disponibles sur le site Pioneer, mais pour le situer, il s’agit donc d’une platine universelle qui présente à peu près le même profil que sa concurrente OPPO BDP-103EU avec la possibilité de lire du DVD, DVD-Audio, Blu-ray 2D et 3D, CD et Super Audio-CD. Elle propose également une compatibilité multimédia intéressante, probablement gérée par un SoC Mediatek, comme la OPPO, mais j’y reviens dans le chapitre consacré. Et tout comme l’OPPO, on retrouve un processeur Marvell Kyoto G2H capable d’améliorer le traitement vidéo, mais aussi d’upscaler en 1080p et en Ultra HD 2160p. En revanche, là où la 103EU intègre un DAC Cirrus Logic, Pionner a décidé d’intégrer un DAC ESS Sabre ES9011S, un modèle 2.0 certes, mais aux performances plus élevées que le Cirus Logic 8 canaux de l’OPPO.

Avant de commencer les présentations, je tenais à préciser que même si deux fabricants intègrent les mêmes processeurs -comme ici un DAC Sabre, un Mediatek et un Marvell comme chez OPPO, mais les intégrations peuvent être très différentes et la programmation de ces processeurs également. Par exemple, ici, Pioneer a programmé sa puce Marvell de façon bien différente et propose un traitement vidéo qui n’a rien à voir avec celui du BDP-103EU. Là aussi, j’y reviens dans le chapitre vidéo.

Passons donc aux présentations, avec en premier lieu la découverte d’un packaging assez basique et pauvre (une télécommande, un câble secteur, un manuel, mais pas de câble HDMI, ni de dongle Wi-Fi). Même si l’emballage et la présentation des produits sont secondaires, j’aurais tout de même aimé quelque chose de plus soigné, plus classe et complet, mais passé cette petite déception, on découvre une platine très impressionnante ! Je dois dire que j’ai rarement vu une telle qualité de fabrication sur un lecteur à moins de 700 €.

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La platine est très imposante, de mêmes taille et poids( a quelque chose prés) qu’un OPPO BDP-105EU avec des dimensions de  435 x 118 x 338  mm, pour un poids de 9,9 kg ! Le châssis tout en aluminium épais est digne d’un lecteur haut de gamme avec une superbe façade brossée, des pieds costauds et amortis pour une terminaison en caoutchouc, une plaque épaisse en acier sous le châssis, le tout évidemment pour stabiliser la platine et donc éviter les vibrations.

Ce n’est pas tout, puisque le gros atout de ce lecteur c’est son tiroir (ou drive) d’excellente qualité sur structure flottante (bain d’huile) afin de stabiliser le tiroir et éliminer toutes les vibrations, d’autant plus que le plateau est également recouvert d’un revêtement amortissant. Il s’agit de la technologie « Ultra Precise Reading Drive » exclusive à Pioneer. Le tout permet (en théorie) de renforcer la précision de lecture pour extraire le maximum d’informations du support (CD/DVD/Blu-ray) afin d’offrir une image plus riche et précise, et cela profite également au rendu audio.

La façade est assez sobre, avec un port USB, une touche « Eject », l’accès au mode « Direct » (appelé aussi Pure Audio) et les petites touches habituelles pour contrôler la lecture sans télécommande.  Passons à la connectique arrière qui rassemble deux sorties HDMI 2.0 compatibles 2160p/24 en 4:4:4 et 8 bits, ou 1080p jusqu’à 60 im/s en 4:4:4 et Deep Color 36 bits. Ces deux sorties permettent de séparer le signal vidéo de l’audio, ou envoyer l’audio + vidéo sur les deux sorties, ou uniquement sur la sortie HDMI 1.

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On trouve également un autre port USB 2.0, une sortie Coaxial RX-232C pour l’intégration, RCA stéréo, un port Ethernet et une sortie « zéro signal » qui peut être utilisée pour une mise à la terre supplémentaire pour optimiser les performances lors d’une connexion à un ampli qui serait également doté d’une entrée « zéro signal ». Seul problème, ce type de connectique n’existe pas à ma connaissance, et même les amplis Pioneer n’en proposent pas (bizarre).

Une connectique intéressante donc, mais je regrette l’absence d’entrée HDMI, de relai IR, d’entrée DAC, ou encore de sortie Optique et analogique 7.1, surtout pour une platine compatible SA-CD, DVD-Audio ou FLAC multicanal. Autre regret, l’écran digital est assez restreint et n’affiche pas assez d’informations. Par exemple, il est impossible de naviguer dans les dossiers de musiques sur un HDD, un NAS ou via DLNA sans allumer la TV. Et comme cette platine ne propose pas d’application pour lancer la musique TV éteinte, la seule solution c’est de passer par des applications UPnP tiers comme Kinsky de LINN.

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Pour finir ce tour du propriétaire, découvrons les « entrailles de la bête » pour comprendre le potentiel de cette platine. Premièrement, le capot en aluminium épais avec une petite bande collé dessous pour réduire les interférences EMI/RF (assez rare pour le souligner).  Vous remarquerez qu’il n’y a aucune ventilation, ni aération, mais la platine ne chauffe pas du tout. L’intérieur est d »ailleurs très aéré, beaucoup d’espaces vides, ce qui permet au passage de faire des modifications en tout genre afin d’améliorer les performances de ce lecteur (pour le plus grand plaisir des « tweakers »).

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J’ai donc un peu démonté ce lecteur pour voir de quoi il était fait, et on peut se rendre compte que lui aussi propose des chambres séparées pour mieux isoler le rayonnement de l’alimentation du circuit analogique et de la carte principale où sont intégrés le Mediatek, l’interface HDMI 2.0 Panasonic, le processeur Marvell et un processeur assez spécial, le 4K Reference Converter à qui on doit cet upscaling UHD d’excellente qualité et jusqu’en 60 im/s. Ces chambres sont moins isolées que sur le LX88, mais tout de même présentes.

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On peut remarquer une alimentation numérique à découpage de bonne qualité qui ressemble beaucoup à celle des lecteurs OPPO même si la conception est légèrement différente. C’est une bonne nouvelle, cette alimentation fonctionne très bien sur les OPPO et Pioneer a ajouté sa patte personnelle. Toute la visserie est en cuivre, le travail est soigné !

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La carte analogique est d’excellente facture, avec des composants hifis de très bonne qualité comme un DAC ESS Sabre ES9011S mis au point par ESS Technology spécialement pour Pioneer. En revanche, rien n’est précisé sur ce DAC 2.0. On ne sait pas s’il filtre le DSD en natif par exemple, et j’ai comme l’impression que ce n’est pas le cas. Cela dit, les performances en PCM sont vraiment excellentes, j’y reviens dans le chapitre consacré à l’audio. De plus, on ne trouve pas la carte Hi-Bi Upsampling présente dans le BDP-LX88 et dans certains amplis Pioneer. Il manque également un processeur Dual Core qui aurait permis de proposer une platine plus rapide, mais sa réactivité est tout de même au-dessus du lot.

Un petit mot sur la télécommande qui est très bien conçu et dotée de touches rétroéclairées. On trouve plusieurs touches d’accès rapides aux réglages audio et vidéo, à la définition en sortie, au réglage des deux sorties HDMI, l’activation du mode Pure Audio ou Sortie Directe, etc, etc. Très bonne télécommande même si le look ne fait pas très haut de gamme, mais bon.

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Compatibilité réseau et multimédia

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Comme avec tous les lecteurs Blu-ray ne vous attendez pas à une gestion multimédia aussi complète qu’un vrai lecteur multimédia, mais déjà si l’essentiel est là c’est une bonne chose, surtout que contrairement aux lecteurs multimédias, ici on profite d’un excellent upscaling 1080 ou UHD et d’un traitement vidéo très complet. Ici, pas de lecture des ISO, ni des BDMV, pas de passerelle réseau en Samba, ni NFS, seul l’UPnP ou la lecture depuis un HDD ou clé USB sont disponibles, mais de nombreux formats sont pris en charge avec une excellente qualité au niveau image et audio. Regardons tout ça de plus près …

Gestion réseau et HDD du Pioneer BBDP-LX58

En ce qui concerne ces capacités de passerelle multimédia, le LX58 permet d’accéder aux HDD externe de 2TO ou moins (je n’ai pas testé les HDD de 3To), aux systèmes de fichiers Fat et NTFS, et prend en charge la passerelle réseau UPnP/DLNA, ce qui permet de lire en streaming les fichiers multimédias stockés sur un NAS ou un ordinateur. Il n’y a pas de port Ethernet Gigabit, mais je n’ai pas rencontré de souci particulier avec les MKV HD non recompressés qui sont lus sans problème, sans mise en mémoire tampon, ni coupure de son ou image, ni saccades.

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Évidemment, via UPnP la prise en charge des formats dépend de celle du serveur UPnP. Par exemple, le DSD ne sera pas reconnu à moins d’utiliser un serveur UPnP compatible DSD comme oShare. Idem avec le FLAC, l’APE par exemple, mais en dehors des limites du logiciel de serveur UPnP les formats lus via USB sont également lus via UPnP, y compris les MKV 1080p avec DTS-HD.

Services internet :  bien trop pauvres

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Comme la plupart des lecteurs Blu-ray on peut accéder à des services internet. Malheureusement, si le Pioneer se démarque pour sa qualité de construction, sa qualité audio et vidéo, il reste très à la traine de ce côté-là face aux lecteurs Samsung, Sony, Panasonic, ou LG qui proposent un portail internet ultra complet avec pas mal d’applications. Ici, rien, ou presque avec Youtube et Picasa. L’accès à des services de VOD ou de musique à la demande comme Netflix, Deezer, Spotify ou Qobuz aurait été intéressant…

Une gestion multimédia complète, mais pas vraiment aboutie

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Même s’il manque pas mal d’options et de possibilités comparé à un lecteur multimédia, il faut tout de même avouer que la gestion multimédia est intéressante. Le plus important est de la partie, c’est-à-dire qu’on peut lire toutes les vidéos HD 1080p comme le MKV et même les pistes DTS-HD ou TrueHD. Tous les formats populaires sont gérés que ce soit les formats audio ou vidéo comme les AVI, MKV, TS, M2TS, WMV HD, DivX HD & SD, le MP3, Flac, APE, WMA, AAC, DTS et DTS-HD, TrueHD, Dolby Digital 5.1, Monkey’s Audio . Les seuls formats qui manquent vraiment à l’appelle sont les BDMV, les ISO DVD et DVD-Audio, les ISO Blu-rau 2D & 3D, les ISO S.A.CD. Notez que les BDMV AVCHD issus de caméscopes sont lus, mais pas ceux issus de rips de Blu-ray. Je pense que la BDA a dû interdire définitivement ce genre de prise en charge sur les lecteurs Blu-ray.

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Je tenais tout de même à m’arrêter précisément sur un point, celui de la gestion de l’autoframerate 24p. Au départ, j’étais persuadé que la lecture des MKV en 23,9 ou 24 im/s se faisait bien en 24p, mais en remarquant quelques problèmes de fluidité, je me suis posé des questions et j’ai fait des tests plus approfondis. Pour comprendre, il faut savoir que quand vous sortez en 1080p/24 forcé, le Mediatek décode les vidéos puis envoie le flux au Marvell pour qu’il upscale, désentrelace ou traite les vidéos. Si vous activez la sortie Directe, là c’est uniquement le Mediatek qui décode les vidéos et donc on a l’information sur le décodage natif du format.

Donc, lorsque je sors en « Sortie Directe » je me rends compte que les MKV en 23.9 im/s en 1080p ou 720p sortent en 1080i et 60 im/s et que seuls les MKV en 24 im/s sortent en 24p. Idem en utilisant le mode « Auto ». Conclusion, l’autoframerate 24p n’est donc pas fonctionnel et on peut déjà se rendre compte que c’est le Mediatek qui fait l’upscaling, mais que c’est le Marvell qui fait le désentrelacement des vidéos en 23.9 im/S. De plus, si on force le mode 24p, les vidéos en 23.9 im/s sont d’abord lues en 1080i et 60im/s donc pas dans la cadence native, puis désentrelacées par le Marvell, pour ensuite être une nouvelle fois converties en 24p. On a donc double conversion de la cadence : 23.9 im/S => 60 im/s => 24 im/s, ce qui n’est pas terrible pour une parfaite fluidité et un respect des cadences du cinéma.

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Pour la lecture audio, aucun souci constaté, sauf quelques limitations que je liste plus bas, mais pour ne citer que les formats lossless, le FLAC, le DSD, l’ALAC, l’APE et le WAV LPCM sont lus avec affichage des pochettes et des tags, possibilités de naviguer dans les dossiers sans interrompre le morceau en cours de lecture. Pour y voir plus clair sur cette gestion multimédia, je vous propose un listing des points essentiels (prise en charge des formats, qualités et défauts).

Voici un résumé de cette prise en charge multimédia :

  • Les systèmes de fichiers NTFS et FAT sont reconnus
  • Le protocole réseau UPnP, DLNA, est pris en charge, mais pas les protocoles NFS, CIFS/SAMBA
  • Tous mes MKV sont passés sans problème via USB et UPnP
  • Les AVI, MP4, WMV HD, MOV, MKV, TS, M2TS, Divx HD et SD, sont pris en charge
  • Les .flv ne sont pas lus
  • Autoframerate : Le mode 24p auto n’est pas fonctionnel, les MKV en 23.9 im/s sont décodés en 1080i et 60 im/s. Sules les MKV en 24 im/s sont lus en 24p.
  • Les films 720p en 23,976 im/s sont upscalés par le Mediatek MT8555, pas par le Marvell, mais disposent tout de même du postraitement Qdeo (Sharpness, réducteurs de bruit, etc)
  • Les films en 24, 25 ou 30 im/s sont upscalés par le Marvell Kyoto et profitent d’un meilleur upscaling. L’upscaling est d’ailleurs très bon !
  • Les filtres Qdeo sont fonctionnels sur toutes les vidéos, DVD, et Blu-ray, même en 3D et en uspcaling 4K
  • Les vidéos en 50 ou 60 im/s sont uspcalées en UHD 3840 x 2160 px et 50 ou 60 im/s
  • Les Blu-ray sont uspcalés en 2160p24
  • Le décodage multimédia du Mediatek est de très haute volée comme sur toutes les platines qui intègrent ce SoC (OPPO, Yamaha, Cambridge, etc).
  • Les sous-titres PGS ne sont pas gérés avec le MKV
  • Il n’y a pas de fonction pour aller chercher un sous-titre externe
  • Il n’est pas possible de repositionner les sous-titres, ni de les customiser (changer de couleur, grosseur, etc), ni de les synchroniser.
  • Les tags pour sous-titres ne sont pas gérés.
  • Les sous-titres texte (SSA, SMI, SRT) sont lus
  • Tous les sous-titres ne sont pas lissés à l’écran, et sont en général assez grossiers et pas de très bonne qualité (la possibilité de changer la grosseur, repositionner ou changer la couleur aurait été bienvenue)
  • On peut synchroniser l’audio de la vidéo, il y a même un AutoLipsync, mais pas de synchronisation image/sous-titres.
  • Les multipistes de sous-titres et pistes audio internes d’un MKV sont pris en charge.
  • Les chapitres sont gérés avec les AVI, et MKV, mais pas avec le M2TS, ni avec le TS.
  • Les pistes DTS-HD et TrueHD sont prises en charge intégrées aux MKV, TS et M2TS en Bitstream, décodage LPCM ou analogique sans dégradation.
  • Les ISO DVD, DVD-A, BD et BD3D ne sont pas reconnues.
  • Les BDMV ne sont pas reconnus, seuls les dossiers AVCHD issus de caméscopes sont reconnus
  • Les répertoires DVD et DVD-A ne sont pas pris en charge.
  • Aucune vidéo 4K ou UHD n’est lue
  • Les images de CD sont reconnues
  • Les HDD auto-alimentés via USB fonctionnent, les HDD jusqu’à 2TO ont été reconnus parfaitement, mais je n’ai pas pu tester les HDD de 3To
  • Les FLAC stéréo et 5.1 sont parfaitement lus, avec un décodage de très haute qualité (mesuré en sortie analogique) qu’ils soient en 44.1 kHz/16 bits comme en 192 kHz/24 bits.
  • Mon rip de Pure Audio Blu-ray en Flac 5.1 et 192 kHz est parfaitement lu avec une qualité excellente !
  • Les tags sont gérés, avec affichage des pochettes d’albums.
  • Le LPCM en WAV a été lu en 44.1, 48, 8.2, 96 et 192 kHz du 16 au 24 bits
  • Le WMA Pro n’a pas été lu intégré dans un WMV HD …
  • Les Monkey’s Audio (APE) de 44.1 kHz sont lus, mais pas les APE de 96 ou 192 kHz…
  • Le MP3, AAC, AIFF, WMA, et M4A sont pris en charge
  • Le ALAC, les fichiers DSD (DSF, DSDIFF) sont lus
  • Mes rips de CD-DTS encodés en WAV-DTS 5.1 ont été lus (assez rare pour le souligner !)
  • Pas de lecture Gapless malheureusement…
  • Il est possible de naviguer dans les dossiers sans interrompre la musique en cours de lecture.
  • Il est possible de lancer des musiques et vidéos depuis un smartphone ou un iPhone avec des applications UPnP tiers, comme Kinsky de LINN.

Un mot sur la gestion multimédia 3D

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Comme avec tous les lecteurs Blu-ray 3D, je trouve que la gestion multimédia 3D est plus que restreinte. Le MKV MVC 3D ne sont pas lus, le MK3D non reconnu. A part les traditionnels MKV 3D SBS et top&Bottom en 1920 x 1080, les formats 3D ne sont pas gérés sauf le MTS, un format issu de caméscope 3D qui se lance automatiquement en 3D avec le Pioneer. Les WMV Dual Files ou Dual Stream ne sont pas lus, ni les vidéos 3D SBS en 3840 x 10180 px, ou 1920 x 2160 px. Les photos 3D MPO sont lue en 3D, mais pas les JPS (Jpeg Stereoscopique), et enfin aucune fonction, ni réglage ne permet de gérer la 3D.

 

Qualité audio du Pioneer BDP-LX58

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Certes, son grand frère le BDP-LX88 est annoncé plus audiophile que le BDP-LX58. Cependant, comme dit en introduction, ce lecteur intègre tout de même de nombreux éléments qui devraient lui permettre d’offrir une très belle écoute avec un drive de très bonne qualité, un DAC ESS Sabre ES9011S, une carte analogique de bonne facture, une bonne alimentation, un châssis excellent, bref, tout est là.

Audio numérique : qualité du transfert et réglages

Mais, avant d’aborder la qualité du circuit analogique, je tenais tout de même à signaler l’excellente qualité audio via HDMI de ce lecteur. Les OPPO n’étaient pas mauvais de ce côté là, mais l’audio numérique manquait un peu de dynamique et de niveau en sortie. Le Pioneer offre un transfert numérique de très bonne qualité, dynamique, avec un très bon niveau en sortie et une image sonore très nuancée et parfaitement intelligible. Le tout sans même utiliser la technologie PQLS qui permet de réduire le jitter du flux numérique, mais qui nécessite un amplificateur compatible PQLS.

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Les réglages audio sont plutôt complets avec la possibilité d’envoyer le flux audio en bitstreaml ou décodage LPCM, d’opérer un downmix stéréo ou ne sortir que les flux des canaux front droit et gauche, activer ou pas le DRC (Dynamic Range Control), limiter le taux d’échantillonnage en 48, 96 ou 192 kHz, ce qui est surtout utile pour la sortie Coaxial afin de connecter un DAC qui serait limité au 96 kHz en entrée (par exemple).

Notez également la possibilité de configurer la double sortie HDMI en Dual (audio + vidéo envoyée à la fois en sortie HDMI 1 et 2), Separate (la vidéo sur la sortie 1 et l’audio sur al sortie 2), Pure Audio (seul le flux audio est envoyé vers la sortie HDMI ou encore Single pour couper la sortie HDMI 2 et envoyer l’audio + vidéo en sortie HDMI 1. Je précise que lorsque vous touchez à ces réglages il est souvent nécessaire de redémarrer la platine, sinon il peut y avoir quelques bugs.

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Pour ma part, le Pioneer BDP-LX58 était connecté en HDMI 1 vers le téléviseur UHD Panasonic AX630 et l’audio envoyé via HDMI 2 à l’amplificateur Primare SPA23. Le résultat était très impressionnant au niveau spatialisation, ampleur, dynamique, attaque, et musicalité ! Les DAC connectés via Coaxial profitent également de ce très bon transfert numérique ! En revanche, comme précisé lors de la présentation, on ne trouve pas d’upsampling Hi-Bit 32 bits.

Pour la lecture des SA-CD, soit l’amplificateur A/V est compatible DSD et le lecteur enverra le DSD en natif via HDMI, soit l’ampli n’est pas compatible DSD et la platine fera une conversion DSD/PCM en 176 kHz. On trouve également une touche « CD/SACD » sur al télécommande qui permet de lire la couche SA-CD ou CD, au choix, et même de choisir si le lecteur sort le DSD en 2.0 ou 5.1. Par contre, on ne trouve aucun réglage pour forcer cette conversion PCM, mais est-ce bien utile ?

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Enfin, dernière précision à propos de l’audio numérique, sachez qu’évidemment ce lecteur permet de gérer les pistes Dolby Atmos, et que l’on trouve un mode Lipsync ou réglage manuel de la synchronisation audio/vidéo.

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Qualité du circuit analogique

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Je dois dire que c’est l’une des très grosses surprises de ce lecteur, car la qualité analogique est vraiment très bonne, voire excellente et en tout cas bien meilleure que celle de l’OPPO 103EU ou 103D. Pour rappel, ces derniers offraient un signal analogique de bonne facture, avec une écoute précise, un timbre doux et chaleureux, très bien pour regarder les films pour regarder des films, mais sa musicalité était tout de même assez limitée, avec un manque de dynamique et d’analyse. Le SNR atteignait timidement les 90 dB.

Dès les premières écoutes sur un amplificateur BC Acoustique EX332D ou même sur le Primare SPA23, je me suis rendu compte que ce lecteur allait bien plus loin avec un pouvoir d’analyse assez impressionnant et un ciselé magnifique dans les aigus. Le moindre micro détail est parfaitement audible, les voix sont superbes et parfaitement intelligibles, le tout avec une musicalité digne d’un excellent lecteur CD ou DAC.
Un autre point m’a agréablement surpris, c’est la spatialisation vraiment superbe ! Le seul petit défaut que j’ai pu relever, c’est un petit manque de précision dans le grave et bas médium. Mais en dehors de ça, ce lecteur offre une très belle musicalité et un excellent rendu au niveau des dialogues. Par contre, j’avoue ne pas avoir vraiment ressentie de différence entre un fichier DSD (‘aussi bon soit-il) qu’un bon enregistrement en PCM. Là encore, j’ai quelques doutes quant à la capacité de ce lecteur à filtrer le DSD en natif, mais c’est un verdict à l’oreille et je peux me tromper…

En toute franchise, la qualité analogique de ce lecteur est très proche des performances d’un OPPO BDP-105EU. Si le BDP-LX88 est au-dessus, ce doit être un excellent lecteur audiophile ! Du coup, je regrette d’autant plus l’absence de sortie 7.1 à moins que justement, ce soit l’utilisation d’un DAC stéréo et d’une carte stéréo qui ait permis de pousser les performances musicales aussi hautes…

Mesures du circuit analogique

Comme d’habitude je vous propose les mesures du circuit analogique prélevées en sortie RCA et en activant le mode Direct pour éviter toutes interférence. Pour ces mesures, j’ai utiliser des câbles RCA Muse d’Espace Musical et un câble secteur JSV Audio. Elles ont été réalisées en 24 bits car c’est le protocole habituel, mais à part le SNR qui est évidemment plus bas en 16 bits (96 dB), les autres mesures sont assez similaires.

Circuit analogique du Pioneer LX58

Réponse en fréquence

fr

From 20 Hz to 20 kHz, dB
-0.17, +0.01
From 15 Hz to 20 kHz, dB
-0.17, +0.01

Une réponse en fréquence très bonne, linéaire, mais on pourra juste regretter une chute un peu tôt dans les très hautes fréquences. En toute franchise, cela ne s’entend pas à l’oreille, la réponse en fréquence est donc très bonne et aucune fréquence n’est projetées ou mise en avant. Mais bon, pour chipoter, il est vrai que certains appareils audiophiles proposent des réponses en fréquence parfaitement linéaire de bout en bout.

Niveau de bruit

noise

 
Left
Right
RMS power, dB
-113.4
-114.6
RMS power (A-weighted), dB
-121.3
-121.8
Peak level, dB FS
-88.2
-88.9
DC offset, %
+0.0
+0.0

Un niveau de bruit en Pondéré-A vraiment impressionnant, mesuré à -121 dB !! Je n’ai tout simplement jamais mesuré un niveau de bruit aussi bas sur un lecteur Blu-ray ou même un DAC sous la barre des 1000 €, c’est vraiment très surprenant ! La dernière fois que j’avais mesuré un niveau de bruit aussi bas,n c’était sur un lecteur CD NAD modifié par Espace -Musical, ou sur certains DAC très performants vendus plus de 1000 € (NAD M51 ou OPPO HA-1 par exemple). A l’écoute, cela se traduit par des silences purs, et des notes plus détourées, et forcément plus de micros détails et donc une dynamique plus élevée.

Vous pouvez également vous apercevoir que le seuil de niveau de bruit est inférieur à -150 dB ! C’est une première et avec un peu plus d’optimisation on aurait pu avoir un niveau de bruit encore plus bas (peut être avec l’intégration d’une horloge maitre plus précise).

Gamme dynamique

dynamics

 
Left
Right
Dynamic range, dB
+108.3
+111.6
Dynamic range (A-weighted), dB
+114.9
+115.2
DC offset, %
+0.00
+0.00

La gamme dynamique va souvent de pair avec le niveau de bruit pour calculer le SNR. En général, plus le niveau de bruit est bas, plus la gamme dynamique est élevée. Ici, le Pioneer atteint un excellent score de 115 dB ! Soit aussi bien que la majorité des très bons DACs. Elle aurait pu être encore meilleure, encore plus élevée sans quelques pics dans les basses fréquences qui traduisent un léger manque de précision au niveau des graves. Par contre, vous pouvez voir que dans les médiums et aigus, le signal est pratiquement plat,avec un jitter très réduit, et donc une grande précision sur la note. Là aussi, je suis persuadé qu’avec l’intégration d’une meilleure horloge, la gamme dynamique peut atteindre dun niveau record.

THD + Bruit (à -3 dB FS)

thd

 
Left
Right
THD, %
+0.0011
+0.0013
THD + Noise, %
+0.0015
+0.0016
THD + Noise (A-weighted), %
+0.0016
+0.0018

Avec 0,0011% de THD cela fait aprti des THD les plus faible enregistré, mais on atteint pas le niveau de THD des OPPO ou des meilleurs DAC souvent mesurés aux allentours des 0.0002%. Plus le THD est faible, moins il y a de distorsion et plus le signal est transparent. Plus il y a d’harmoniques, plus de THD est élevé et plus le timbre est chaleureux. Ici le résultat est tout de même excellent, signe d’une belle transparence.

Intermodulation de distorsion

imd

 
Left
Right
IMD + Noise, %
+0.0018
+0.0019
IMD + Noise (A-weighted), %
+0.0012
+0.0013

Cette valeur indique la capacité des AOP (amplificateur opérationnel intégré au circuit analogique) à amplifier un signal sans déformer le signal d’entrée. Si le signal de sortie n’a pas la forme du signal d’entrée, on dit qu’il y a distorsion. La non-linéarité d’amplitude donne de la distorsion harmonique et entraine de l’intermodulation. Plus cette valeur sera faible, plus le signal de sortie amplifié sera fidèle au signal d’entrée non amplifié. Une Distorsion d’intermodulation de +0.0012 % Pondéré-A est excellent et similaire aux meilleurs DAC ou à l’OPPO BDP-105EU/D.

Diaphonie stéréo

Diaphonie

 
Left
Right
Crosstalk at 100 Hz, dB
-108
-106
Crosstalk at 1000 Hz, dB
-112
-114
Crosstalk at 10000 Hz, dB
-115
-115

La mesure de diaphonie peut se comparer à la mesure de ghosting en vidéo 3D, plus elle est basse, plus la profondeur d’écoute et le relief de l’image stéréo sont importants et donc meilleure sera la spatialisation. Le Pioneer affiche une mesure impressionnate à ce niveau avec -115 dB dans les aigus et médiums, et -108 dB dans els graves, ce qui est tout simplement exceptionnelle, et bien meilleur que l’OPPO BDP-105Eu avec ses -105 dB de moyenne. Une écoute très spatiale avec une parfaite localisation des instruments et musiciens !

D’une manière plus générale, les mesures confirment les très grosses performances dans le haut du spectre, mais confirment aussi un manque de précision et de musicalité dans les graves sans que ce soit mauvais, mais juste en retrait par rapport aux médiums et aigus. Il s’agit d’un excellent circuit analogique. Avec quelques petites améliorations on aurait là un signal analogique tout simplement exceptionnel ! Mais attention, il y a les mesures d’un côté, et la musicalité de l’autre. Certains aiment les écoutes douces et chaleureuse, et même si cela reflète souvent un THD un peu élevé, l’écoute est tout de même agréable. autres préfèreront une grosse attaque sur la note, une grosse dynamique et une parfaite transparence. Chacun ses gouts pour la musicalité …

 

Qualité du traitement vidéo

La qualité de décodage et traitement vidéo c’est évidemment le chapitre essentiel, puisqu’un lecteur Blu-ray sert avant tout à regarder des Blu-ray (non !? Si, si ^^). La structure du circuit vidéo se compose donc d’un SoC de décodage, apparemment un Mediatek MT8555, un processeur vidéo en charge du traitement vidéo, le Marvell Kyoto et son processing Qdeo, donc assez proche de ce que propose un OPPO BDP-103EU, mais Pioineer rajoute là aussi sa touche personnelle avec un processeur 4K Reference Upscaler qui va permettre d’optimiser l’upscaling UHD en 24, 50 ou 60 im/s et une interface HDMI 2.0 Panasonic.

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Structure du circuit vidéo et réglages

De toute évidence, sur le Pioneer BDP-LX58, il faudra sortie de préférence via HDMI 1 (Main) et si vous décidez de séparer le signal vidéo de l’audio pour des raisons pratiques ou d’absence de compatibilité 4K ou 3D de votre amplificateur, il faudra connecter son téléviseur ou vidéoprojecteur à la sortie HDMI 1 (Main) et l’amplificateur à la sortie HDMI 2 (SUB).

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Le Pioneer BDP-LX58 propose tous les réglages vidéo habituels comme le choix de la définition en sortie, la possibilité de sortir en YCbCr 4:4:4 ou 4:2:2, RGB 4:4:4 limité (16-235) ou Full RGB 4:4:4 (0-255), Deep Color 30 ou 36 bits (pas de 30 bits Dithering par contre). On peut également activer la sortie 3D automatique ou pas, mais pas de réglages des effets 3D, ni de conversion 2D/3D à la volée, ce qui pour moi n’est pas bien grave, je n’utilise jamais les conversions 2D/3D. Déjà qu’avec la 3D native c’est dur d’avoir une belle 3D, alors les conversions…
Le SoC Mediatek est donc en charge de toute la partie multimédia, décodage des vidéos, Blu-ray et DVD, et audio. Si vous activez la sortie Directe, le Marvell sera bypassé et aucun traitement vidéo ne sera appliqué, donc pour profiter du post-trairement vidéo il faut sortir en 1080p, 4K ou en Auto. Je déconseille d’activer le mode 1080p/24 car cela peut changer les cadences natives.

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Évidemment, on retrouve toutes les qualités du décodage Mediatek avec une image très précise, une colorimétrie neutre et équilibrée, un très bon contraste intra-image et une excellente fluidité. Étonnamment, je trouve même que sans activer le post-trairement Marvell l’image est déjà très précise par défaut, plus que sur l’OPPO. Je ne sais pas si cela est dû à la qualité du drive, ou de l’alimentation, ou d’une programmation différente, ou les trois réunis, mais c’est un fait. Ce lecteur ne souffre quasiment pas de bruit résiduel. Les amateurs de modifications (ou tweaks) pourront encore aller plus loin au niveau de la clarté et l’absence de bruit résiduel, mais c’est déjà très, très bon comme ça !

Mais si vous cherchez encore plus de précision, de texture ou à corriger quelques vidéos de qualité moyenne (vidéos compressées ou DVD par exemple), le LX58 propose tout un panel de réglages vidéo très intéressant que l’on doit à la fois au Marvell, mais aussi à quelques traitements exclusifs de la part de Pioneer grâce à l’intégration de ce processeur 4K Reference Upscaler (comme le filtre Resolution).

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Lorsque vous regardez un film, en appuyant sur la touche « Video. P » de la télécommande, vous accédez à un menu avec de nombreux réglages :

  • Vidéo Adjust. : pour accéder à tous les réglages vidéos manuels et préprogrammés (j’y reviens plus bas)
  • Progressive Motion : ce réglage permet d’améliorer l’image en mouvement, plus vous montez, plus l’image sera lissée dans les mouvements, plus vous baissez, plus elle sera précise, mais cela a une influence sur le naturel de l’image, donc pour ma part je laisse à 0, mais ça dépend des téléviseurs, de leur fluidité et surtout de l’utilisation ou non d’une compensation de mouvements.
  • Pure Cinema : Il faut savoir que les DVD US gardent le noyau 24p dans leur encodage. Ce mode sert donc à extraire ce noyau pour lire les DSD NTSC en 24 im/s sans conversion (ou Pull Down) et donc avec une parfaite fluidité. Mais attention, cela n’est pas valable pour les DVD PAL en France qui n’intègre pas ce noyau 24p. Cette fonction doit donc rester sur Auto.
  • Stream Smoother : ce réglage permet de corriger de manière très efficace les artefacts de compression et le bruit vidéo. Cela dit, ça dégrade considérablement le piqué et el relief de l’image, donc à n’utiliser qu’en dernier recours si la vidéo est de mauvaise qualité, trop compressée voire trop bruitée.
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Sans Smoother à gauche, avec Smoother à droite

  • Film Grain : un réglage intéressant, même si on ne l’utilisera pas souvent. Il permet d’ajouter du grain pour els nostalgique de la pellicule argentique. Cela peut être intéressant sur certains films avec image de synthèse, filmés en numériques, ou certaines animations pour ajouter un peu de texture et de grain. Attention tout de même, car il ajoute aussi du bruit ou un effet « chair de poule » si on le pousse trop haut.

Passons maintenant au post-traitement Qdeo + 4K Reference Upscaler dans les réglages avancés (Vidéo Adjust.). Ce menu permet de mémoriser plusieurs réglages différents, certains sont préréglés, d’autres sont à régler manuellement. On trouve par exemple plus modes préréglés comme PJ Digital Cinema, Film Cinema, etc, etc. Pour ma part je n’utilise que les réglages manuels, mais pourquoi pas si vous y trouvez votre bonheur…

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Je m’attarde donc sur ces fameux réglages manuels, très complets :

  • Réducteur de bruit, de luminance et Saturation : Pioneer propose des réducteurs de bruits très différents de ceux que l’on trouve sur d’autres scalers ou lecteurs. Ici, on va agir sur l’encodage YCbCr afin de réduire les défauts de bruit de luminance (YNR), de buit de saturation (CNR), de bloc de compression MPEG (BNR), ou bruit de moustique (Mosquiton Noise Reduction : MNR). Ces filtres sont très efficaces, pas violents, mais ils ont l’avantage de permettre un réglage très fin, et surtout de corriger le bruit sans flouter l’image. Par contre, il faut bien avouer qu’il n’est vraiment pas facile de savoir sur quel filtre agir devant certains défauts de bruit ou compressions. Il faudra y aller à tâtons, et ce n’est pas simple, mais pour ma part je n’utilise quasiment jamais les réducteurs de bruit pour conserver le piqué du film.
  • Détail : ce filtre correspond en quelque sortie au réglage de Sharpness, mais Pionner n’utilise pas vraiment l’accentuation des contours, il agit surtout sur l’amélioration des détails. L’avantage c’est qu’il n’y a aucun risque de double contour, le désavantage c’est que ce filtre engendre du bruit et un effet « chair de poule » sur les visages si on le pousse trop haut. Cela dit, ce filtre est très doux et très palliatif. Jusqu’à +5 son effet n’est pas très visible, au-delà il se voit et en fonction des films le résultat peut être très bon, comme trop accentué. Par exemple, sur des films top démo comme Oblivion, on peut le monter à +6 sans problème, mais sur des films de qualité moyenne il faudra se contenter d’un +4 maximum, voire ne pas l’utiliser du tout, car pour rappel, le Pioneer BDP-LX58 propose déjà une image très piquée par défaut et ne souffre pas vraiment de bruit résiduel.
  • Luminosité, contraste et teinte : des réglages habituels qui ne sert à rien de toucher si votre téléviseur est bien calibré.
  • Chroma Level : Là, c’est bizarre. Dans le manuel, Pioneer indique « Ajuste les contours de l’image », mais c’est faux ! Ce filtre intervient sur les couleurs, un peu comme le filtre « Améliorartion des couleurs  » de l’OPPO BDP-103EU. Je suis très étonné que Pioneer ait pu confondre ces deux réglages, mais du coup, aucun réglage pour ajuster les contours de l’image n’est disponible. Oublie ? Erreur ? Je ne sais pas, mais c’est regrettable, car il manque un filtre pour accentuer les contours et donc apporter un peu de relief et de précision à l’image.
  • Super Résolution : un réglage tout nouveau que l’on doit au processeur 4K Reference Upscaler et qui permet donc d’améliorer l’upscaling 4K au niveau des détails et de la précision de cet upscale. Ce filtre ne sert à rien si vous sortez en 1080p, mais uniquement si vous possédez un diffuseur 4K/UHD et que vous faites l’upscaling depuis le lecteur. Très efficace !

Comme vous pouvez le voir, le Pioneer BDP-LX58 propose des réglages très complets et des filtres efficaces et très palliatifs. Cela aurait pu être le meilleur traitement vidéo si Pioneer n’avait pas omis d’exploiter l’ajustement des contours proposé par le Marvell. Un oublie très étonnant, surtout que ce filtre est annoncé à tord dans le manuel. Certains trouveront donc que ce traitement vidéo manque de puissance, mais il est tout de même très intéressant, et encore une fois, l’image est déjà très belle par défaut. Malheureusement, je ne peux pas conseiller de réglages types, car chaque diffuseur nécessite des réglages différents, mais pour ma part, voici ce que j’ai utilisé :

Sur le TV 1080p Sony 55HX950 :

  • Je ne touche à rien, sauf au filtre des détails placé à +4

Sur le TV UHD Panasonic 55AX630 :

  • Filtre des détails à +5
  • Filtre Super Résolution à +2
  • Tout le reste par défaut

Évidemment, ces réglages sont donnés pour la lecture des Blu-ray, mais si vous lisez des vidéos compressées, les autres filtres peuvent servir. Certains aimeront augmenter le niveau du Level Chroma car les couleurs sont plus intenses, mais attention car si vous avez calibré votre téléviseur, ce filtre dérègle tout et ne propose pas des couleurs naturelles. Cela dit, sur les films d’animation, dessins animés, etc, il est intéressant…

Quelques captures comparatives

Ci-dessous, sans traitement, puis avec traitement activé (Détail à +4) sur un TV  Sony HX950

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Sans puis avec traitement activé (toujours Détails à +4)

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Ci-dessous, traitement Pioneer vs OPPO BDP-105EU

(on peut se rendre compte que le Pioneer offre plus de texture et de matière au niveau de la peau du visage, mais l’OPPO offre des contours mieux dessinés, et un visage plus lisse. Le Pioneer peut donc accentuer le bruit vidéo si celui-ci est présents sur la vidéo ou si on augmente trop le filtre Détails, l’OPPO peut entrainer des doubles contours sur certains TV comme les Samsung ou si on augmente trop le Sharpness). Pour ma part, j’ai trouvé que le Pioneer s’en tirait mieux avec es TV Samsung, et l’OPPO avec les TV Sony).

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Conclusion

Le Pioneer BDP-LX58 est donc une très belle réussite, surtout par sa qualité de construction, son châssis, son drive, ses circuits numérique et analogique qui ont été tout particulièrement soignés. Par contre, j’ai rencontré plusieurs instabilités, bugs et plantages, notamment en lecture multimédia et 3D, mais peut être que cela vient de mon utilisation de testeur (j’ai essayé plusieurs configurations, réglages, diffuseurs différents, divers formats multimédia, etc.). Sa qualité audio analogique est vraiment étonnante et dépasse clairement tous les lecteurs Blu-ray que j’ai pu tester sous la barres des 1000 €, elle est assez proche de celle d’une OPPO BDP-105EU ! En revanche, je trouve toujours le Cambridge 752BD plus musical que ce Pioneer. J’imagine que le BDP-LX88 doit aller encore plus loin !

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D’ailleurs, sa qualité audio numérique est également au-dessus du lot avec une très belle dynamique. En revanche, si il n’y a pas grand chose à lui reprocher pour ses qualités audio et vidéo, je dois dire que les fonctionnalités sont assez limitées : pas d’entrée HDMI, pas d’entrée DAC, des services réseaux qui se limitent à Youtube et Picasa, pas d’application digne de ce nom pour lancer les musiques et les films depuis une tablette et une gestion multimédia plutôt correcte mais pas aboutie. Les MKV avec DTS-HD sont lus, les écoutes de FLAC, APE, DSD sont excellentes, c’est bien, mais on ne trouve pas de gestion des ISO, ni des BDMV, pas de passerelle Samba, pas de repositionnement des sous-titres, pas de customisation des sous-titres, pas de système de jaquettes, et même une fonction essentielle comme l’autoframerate 24p n’est pas de la partie !

Alors, le Pioneer BDP-LX58 est-il mieux que l’OPPO BDP-103EU ?

Difficile d’y répondre, car je me répète, mais tout dépend des goûts de chacun et de leur attente et aussi des associations lecteur/diffuseur. Cela dit, comme promis, je vais donner mon avis. Je trouve que le Pioneer propose une image plus texturée, avec plus de matière, mais le filtre « Détail » peut entrainer du grain trop prononcé et du bruit. Je regrette l’absence d’un filtre pour améliorer les contours et apporter plus de relief à l’image. L’OPPO propose une image plus lisse au niveau des visage, moins de matière et de texture, n’accentue pas le bruit vidéo, offre plus de relief et de précision. Cela dit, le traitement du OPPO peut entrainer des doubles contours sur certains diffuseurs.

En général, en activant le Sharpness de l’OPPO les textures fines peuvent être durcies sur certains diffuseurs, comme les cheveux, la barbe, un champs d’herbes hautes, etc. Sur le Pionner ces textures sont très bien gérées, mais le filtre Détails peut engendrer un effet « chair de poule » sur les visages si on dépasse les +5 (trop de texture tue la texture). Le gros avantage du Pioneer ces qu’il propose plusieurs paliers pour opéré un réglage très fin, sans dénaturer l’image.

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C’est ce que j’appelle un effet « chair de poule » ^^

Bref, pour l’image, certains préfèreront l’OPPO, d’autres le Pioneer une fois appliqué les réglages souhaité, mais par défaut, sans aucun traitement vidéo, je trouve que le Pioneer propose une image plus précise et plus texturée, plus typée cinéma que l’OPPO. Attention, cela se joue à de petits détails, nous parlons de lecteur Blu-ray avec des différences très minimes pour le commun des utilisateurs. Sur els Samsung qui proposent un réglage de Netteté qui combine netteté + accentuation des contours + accentuation des détails, le Pionner se comporte mieux. Avec une TV Sony qui permet de désactiver totalement le traitement vidéo et propose un réglage de Netteté neutre, l’OPPO se comporte mieux. Ce n’est que mon avis …

Award HDfever

Pour le son analogique ou numérique, il n’y a pas photo, le Pioneer est nettement supérieur. Pour les fonctionnalités et la partie multimédia, là c’est l’inverse, l’OPPO est nettement au-dessus. Je trouve également que l’OPPO est bien plus agréable à l’usage quotidien par ses fonctionnalités, sa réactivité, sa gestion multimédia, sa stabilité, son OSD bien agencé. Le Pioneer est très basique, mais se concentre sur l’essentiel : la qualité audio et l’image avant tout ! C’est un choix parfaitement respectable.

J’accorde donc un Award 5 étoiles HDfever au Pioneer malgré une gestion multimédia perfectible, son manque de fonctionnalités et quelques bugs, mais pour son exceptionnelle qualité de construction, son image superbe, son audio numérique excellente et sa qualité audio analogique sans précédent sur un lecteur Blu-ray vendu sous la barre des 1000 € ! Quel dommage de ne pas avoir proposé de sortie analogique 7.1 !

Je remercie chaleureusement Cinemotion pour le prêt longue durée du Pioneer BDP-LX58 en vente chez eux.


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