Test Panasonic DX900 : un contraste record et une expérience HDR exceptionnelle !

28/04/2016

Le téléviseur en test aujourd’hui est un modèle que j’attends depuis un moment. Si le Toshiba 55ZL1 était le premier TV Full LED à disposer de 512 zones de Local Dimming, le Panasonic DX900 est le premier TV Ultra HD a être doté de ce nombre de zones qui me semble un minimum pour qu’un téléviseur Full LED offre réellement un contraste natif plus puissant qu’un Edge LED et sans Blooming. Cela est d’autant plus important pour exploiter convenablement la technologie HDR.
D’autre part, ce téléviseur est également certifié THX 4K Display, ISF et Ultra HD Premium, ce qui nous garantie un pic lumineux minimum de 1000 nits, ce que je vérifierai lors de ce test bien évidemment. Le DX900 propose également le tout nouveau processeur HCX+ censé améliorer la qualité de l’image et upscaling pour se positionner parmi les meilleurs traitements vidéos actuels et ainsi corriger un secteur sur lequel Panasonic était un peu en retrait jusqu’ici. Un TV très alléchant sur le papier donc, mais malheureusement inaccessible pour moi, comme pour la très grande majorité d’entre nous. Cela dit, ce test reste intéressant d’un point de vue technologique afin de suivre les évolutions du marché et de la technologie LED. Est-ce qu’un TV LED haut de gamme 2016 comme le DX900 est capable de gérer toutes les technologies UHD actuelles et offrir un spectacle à la hauteur de son prix ? Je vous donne mon avis dans ce test lors duquel j’ai pu la chance de pouvoir tester le 58″ et le 65″.

Protocole de test :

  • TV Panasonic TX-58DX900 (3999 €) et TX-65DX900 (4999 €)
  • Lecteur Blu-ray OPPO BDP-105EU Aria
  • Spectrophotométre Klein K10-A,
  • Spectroradiomètre JETI specbos 1211
  • Générateur de mires 4K et HDR MURIDEO Fresco Six-G
  • Boitier de mesure d’inputlag Leo Bodnar
  • Logiciel CALMAN ULTIMATE version 6
  • Avec la participation de Cédric Louis, calibreur THX et ISF Level II (voir son site personnel)

Présentation du Panasonic DX900

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Au déballage, pas de surprise, on reconnait tout de suite la qualité de fabrication Panasonic. Le DX900 n’est pas aussi bien fini que les Plasma Panasonic avec leur coffre tout en aluminium, ici c’est du PVC épais, mais le châssis est tout de même très solide, massif, le cadre en aluminium est rigide, tout est parfaitement assemblé et posé sur un pied particulièrement imposant et très lourd (plus de 5 kg) pour un téléviseur qui affiche 32,5 kg pour le 58″ et 42,5 kg pour le 65″ ! Par contre, ce pied n’est pas rotatif, et surtout il prend toute la largeur du TV. Il faut donc un meuble tout en largeur pour pouvoir l’accueillir.

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D’autre part, la dalle est inclinée à 6°, ce qui peut poser souci et qui n’est pas très apprécié d’un grand nombre d’utilisateurs, car si votre meuble est un peu élevé, le TV sera orienté vers le haut. C’est d’autant plus embêtant que la dalle est un peu directive au niveau colorimétrie et contraste. Ce TV est donc pensé pour être positionné sur un meuble bas et large pour que l’image soit orientée dans l’axe des yeux, ou à être fixé au mur.

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La dalle a été traitée contre les reflets, avec un filtre très efficace, même si cela reste une dalle brillante avec un peu de reflets visibles quand la pièce est très éclairée.

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Si vous désirez connaitre toutes les caractéristiques techniques de ce téléviseur, vous avez une présentation complète sur le site Panasonic, mais je vais tout de même vous parler des spécifications essentielles du DX900. Il  s’agit d’un téléviseur UHD disponible en 55″ et 65″ qui intègre une dalle 10 bits VA Full LED de 120 Hz compatibles 3D active (2 x 60 Hz).

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Ce téléviseur est très prometteur au niveau de contraste, puisque son Local Dimming fonctionne avec 512 zones de contraste indépendantes. Plus ce chiffre est élevé, moins les effets de Blooming sont présents, et plus le contraste ANSI ou perçu peut être élevé. C’est donc le deuxième TV LED au monde à proposer autant de zones après le Toshina 55ZL1 sorti il y a plusieurs années, mais cette année la concurrence arrive avec Samsung qui devrait proposer 512 zones sur son KS9500 et KS9800, ou Sony qui sortira bientôt un TV avec plus de 1000 zones. Les champions toutes catégories confondues restent évidemment les TV OLED avec chaque pixel contrôlé individuellement. C’est comme s’il y avait autant de zones que de pixels. Cela dit, l’OLED n’est pas aussi lumineux qu’un LED et avec le HDR cela se ressent et la technologie LED permet d’adapter la puissance du rétroéclairage en fonction de la luminosité des scenes pour optimiser la dynamique de l’image et la profondeur des noirs. une particularité qui apporte un plus avec la technologie HDR notamment.

En effet, le DX900 est compatible HDR10 avec un pic lumineux annoncé supérieur à 1000 nits pour répondre aux spécifications UHD Premium, et nous verrons ce qu’il en est réellement sur les 55″ et 65″. Par contre, pas de compatibilité Dolby Vision. Pour le moment, il n’y a pas de contenu Dolby Vision, mais ils devraient arriver bientôt via la VOD 4K ou en Blu-ray UHD. La différence vient des métadonnées, statiques pour le HDR10, et dynamiques pour Dolby Vision.

Avec ça, Panasonic a appliqué une grille filtrante sur une structure en nid d’abeille. Chaque LED étant placé dans une alvéole pour donner plus de directivité à la diffusion de la lumière et éviter que la diode diffuse sur les côtés afin de réduire l’effet de Blooming (halo lumineux). La grille permet également d’optimiser encore un peu plus la diffusion de la lumière sur la dalle.

 

Le DX900 n’intègre pas de filtre Q.Dot, mais des diodes au phosphore rouge qui permettent de proposer un spectre lumineux plus riche, surtout au niveau de la couleur rouge, souvent en retrait sur les LED, car le bleu est généralement la couleur très dominante dans le spectre des TV LED et OLED WRGB, ce qui a tendance à délivrer une image un peu froide (plus froide que feu le Plasma par exemple). Cela lui permet également de couvrir un espace colorimétrique (gamut) plus large. L’idéal aurait été atteindre les 100 % du gamut DCI utilisé par le cinéma 4K, nous verrons ce qu’il en est.

HCX+

Le DX900 est doté de la technologie Accurate Colour Drive avec une table de conversion 3D LUT dotée de 8 000 points de correction et la possibilité de calibrer les 6 couleurs primaires et secondaires au sein d’un CMS sur 3 axes. Ou encore, Black Gradation Drive qui permet d’offrir plus de gradations dans les scènes sombres. Du côté des composants, Panasonic introduit un nouveau processeur vidéo 4K Studio Master HCX+ (Holywood Cinema eXperience +) dont le but est d’offrir un traitement vidéo qui restitue une image et une colorimétrie fidèles à la volonté du réalisateur, sachant que les modes THX et Professionnels ont été calibrés par un coloriste professionnel d’Hollywood.

Enfin, pour fluidifier les images et illuminer la vibration (ou flickering) dans les travellings provoqué par le clignotement de la dalle 120 Hz, le DX900 utilise une compensation de mouvement IFC basée sur un indice de fluidité BMR 3000. Tout ceci étant évidemment ce qui est annoncé par le fabricant, il ne reste plus qu’à vérifier tout cela durant le test…

La connectique filaire et sans-fil du Panasonic DX900

On continue la visite avec un petit tour par la connectique située en partie sur le côté gauche, ou dirigée vers le bas, mais quelques connecteurs restent positionnés à l’arrière ce qui peut être gênant lors d’une accroche murale, mais cela ne concerne que l’entrée RCA stéréo et YUV composante, de moins en moins utilisés de nos jours, d’autant plus sur un TV UHD.

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Sur le côté, on trouve 2 entrées HDMI 2.0a compatibles avec toutes les technologies actuelles (CEC, MHL 3.0, HDCP 2.2, Rec.2020, 2160p60, 3D 1080p, YCbCr et RGB 4:4:4 et encodage 10 et 12 bits avec les limitations actuelles du connecteur HDMI 2.0a. Egalement présents, 1 port USB 3.0, 2 ports USB 2.0, un lecteur de cartes SD/SDHC/SDXC, une sortie casque, un slot CI+. À savoir, le DX900 intègre un double tuner DVB-T/T2/DVB-S2/DVB-C qui permet de profiter des fonctions PIP, PAP, PAT, Timeshift, PVR avec possibilité d’enregistrer une autre chaîne que celle qu’on regarde.

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Ce téléviseur permet également de diffuser ses tuners sur le réseau personnel (fonction « In-House TV Streaming »). Cela nécessite un autre appareil compatible, mais cette fonctionnalité permet de visualiser les chaines depuis un appareil (TV ou lecteur) placé dans une autre pièce qui ne possède pas de prise antenne. D’autre part, l’application Panasonic permet de programmer des enregistrements de programmes TV à distance, voire même regarder les chaines sur son mobile en dehors de chez soi à condition que le téléviseur soit allumé.

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Enfin, les connecteurs orientés vers le bas regroupent un port Ethernet, deux antennes Sat, une antenne pour le câble ou l’antenne râteau, une sortie Optique, et deux autres entrées HDMI dont une compatible ARC. À savoir, le DX900 propose une fonction de partage réseau (client/serveur) et multiroom qui permet de diffuser les médias stockés sur un HDD connecté au port USB sur le réseau personnel. On peut ainsi les lire depuis un lecteur multimédia compatible UPnP/Samba sachant que le DX900 gère les protocoles réseau Samba, CIFS, UPnP/DLNA (RUI2.0/DTCP-IP/DMP/DMR/DMS).

Quant aux connexions sans fil, on trouve le Wi-Fi et Wi-Fi Direct, le Bluetooth (uniquement pour clavier et souris, pas de Bluetooth audio) et donc le mode Easy Mirroring qui permet de diffuser le contenu d’un mobile sur le DX900. C’est donc très complet, surtout pour la gestion réseau, mais il manque toutefois le DisplayPort qui était présent sur le AX900, ou encore le Bluetooth aptX et une sortie subwoofer comme ce que propose Sony.

Le packaging du DX900

Pour un téléviseur vendu à un prix aussi élevé, on peut dire que l’équipement est vraiment pauvre ! En dehors des deux télécommandes, on ne trouve aucun accessoire, pas de caméra, pas de câble Ethernet, HDMI ou autres et même pas des lunettes 3D pour profiter de la 3D active. Même si la 3D semble délaissée par les fabricants après nous l’avoir vendu comme une technologie révolutionnaire, le DX900 est compatible, et c’est inadmissible de ne pas proposer les accessoires pour profiter de toutes les fonctions de ce téléviseur !

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Sinon, les télécommandes sont vraiment sympas ! La surface est en aluminium brossé, d’aspect classe, avec des touches rétroéclairées sur la grande télécommande, et sur la petite on trouve un pavé tactile avec une surface imitation cuire et un micro pour faire ses recherches et commander le TV. À savoir, il existe quelques raccourcis pour accéder à certaines fonctions raidement, comme Info Frame qui nécessite d’appuyer quelques secondes sur la touche Home, ou la touche d’accès rapide à Netflix 4K, à l’AppStore, ou encore au HbbTV du tuner, un EPG, un guide,n des tutoriels pour apprendre à se servir du DX900, etc.

On trouve également plusieurs applications Panasonic iOS et Android, pour contrôler le TV, regarder les chaînes TV, lancer les médias ou une application, directement afficher une recherche internet sur le TV ou même calibrer le TV beaucoup plus facilement en accédant directement aux réglages ISF depuis une tablette.

Smart TV, interface et multimédia

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Le DX900 utilise une interface My Home Screen 2.0 basée sous l’OS Firefox avec un moteur de recherche internet Mozilla. On peut donc accéder à de nombreuses applications que je vous laisse découvrir avec les captures. Parmi ces applications, on peut citer plusieurs services de VOD comme Netflix 4K, Viewster, Youtube en 4K (le DX900 est compatible VP9), Dailymotion, Viewster, quelques applications de TV de rattrapage avec TV5MONDE et Arte, AUPEO!, Deezer, NRJ, TuneIn, SHOUTcast, plusieurs petits jeux, l’accès aux réseaux sociaux comme Twitter, et même quelques applications pour adultes comme Forno et Marc Dorcel HD et 3D.

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La partie multimédia aurait pu être intéressante, mais l’absence de gestion DTS est assez décevante. En effet, le tiers de mes films en MKV ne peuvent pas être visionnés à cause de ce manque. Dommage, car sinon le décodage vidéo est d’excellente qualité avec la possibilité d’utiliser les modes images ISF calibré, la possibilité d’envoyer le Dolby Digital 5.1 en bitstream via ARC ou Optique, la gestion des multipistes audio et sous-titres, la lecture des vidéos UHD/4K 10 bits, HDR, HEVC, H264 et un grand nombre de formats pris en charge comme le MKV, 3G2, 3GP, 3GPP, ASF, AVCHD, AVCHD/MVC (3D), AVI, F4V, FLV, H.264 BP, H.264 HP, H.264 MP, H.265 (HEVC), VP9, M2TS, M4V, MKV, MOD, MP4, MPEG, MPEG-1, MPEG-2, MPEG4 ASP, MPEG4 SP, MPG, MTS, PS, TP, TRP, TS, TTS, VC-1, VOB, VRO, WMV (Windows Media Video), WMV9 (Windows Media Video 9).

Et pour l’audio, le DX900 peu lire les MP3, AAC, WMA Pro, FLAC 44.1 kHz et downmix des Flac en 192 kHz, Apple Lossless (ALAC), WAV/LPCM ou encore les formats image JPEG 4K, JPG et MPO 3D.

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Évidemment, pas de lecture des pistes DTS-HD, ni TrueHD, ni des ISO, ni des répertoires Blu-ray (BDMV) et comme tous les téléviseurs, les vidéos 24p sont lues en 60 im/s, mais la conversion du framerate est bien gérée, avec une lecture fluide, sans saccade et une image de toute beauté. La lecture des fichiers audio est également intéressante avec la gestion du Flac, WAV et ALAC, la possibilité d’afficher les pochettes d’albums ou les tags, mais pas de lecture native des fichiers dits « HiRes », tous les fichiers en 88.2, 96, 176.4 ou 192 kHz sont downmixés en 48 kHz/ 24 bits.

Qualité du système audio embarqué

Comme toujours, il est évident qu’il vaut mieux passer par un système audio externe, que ce soit un petit ampli 2.0, ou home cinéma, une barre sonore ou un système hifi, vous aurez évidemment une meilleure qualité que celle proposée par les haut-parleurs embarqués dans le DX900. Ceci étant dit, on trouve tout de même un système 2.1 de 2 x 10 watts avec un wooffer de 20 Watts, le tout épauler par 4 radiateurs passifs et pas mal de réglages pour optimiser le rendu sonore, égaliser les changements de volume d’une chaîne à l’autre, offrir plus de grave, un EQ 7 bandes, etc.

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Après avoir fait quelques petits ajustements, le rendu audio est pas mal du tout avec de bons médiums, des dialogues de très bonne qualité, un rendu chaleureux, rond, des graves courts, mais présents, qui apportent un peu d’ampleur, bref, c’est très correct. Il manque une sortie subwoofer comme ce que proposent les TV Sony, mais c’est pas mal. C’est loin du rendu audio des TV Sony avec leurs HP sur les côtés, mais cela n’a rien à envier au système Harman Kardon des OLED de LG.

Affichage UHD, upscaling UHD et traitement vidéo

 

Au passage, quand j’ai allumé la première fois le DX900 je suis tombé sur cette pub avec cette voiture d’un rouge intense vraiment magnifique. De suite j’ai vu que le DX900 affichait des couleurs superbes, bien au-dessus du lot.

Comme beaucoup de téléviseurs UHD le Panasonic DX900 affiche une image d’excellente qualité et d’une précision chirurgicale sur les contenus UHD natif avec un piqué somptueux, une belle profondeur de champ et surtout une texture très naturelle. La dalle 10 bits permet d’avoir un niveau de gradation excellent avec des dégradés très fins, sans effet de Banding ou postérisation très limitée, voire totalement absente avec les contenus en 10 bits. En effet, un téléviseur doté d’une dalle 10 bits permet de profiter de toute la qualité des contenus UHD puisqu’ils seront pratiquement tous encodés en 10 bits (même les Blu-ray UHD issus de masters 2K^^).

D’autre part, les lecteurs Blu-ray avec la fonction Deep Color ou même le traitement interne du DX900 géré par le processeur HCX+ permettent d’upsampler en 10 bits (voire même 12 bits) les contenus encodés en 8 bits. Une dalle 10 bits permet donc également d’améliorer le rendu des contenus encodés en 8 bits comme ce que proposent le Blu-ray 1080p et les chaines TV.

Quant à l’upscaling UHD du DX900, il n’y a aucun doute, il a grandement progressé. C’est assez différent de ce que propose Samsung, plus proche de ce que propose Sony. L’upscaling offre un rendu très naturel, avec une texture riche et une image d’une grande précision. Les Blu-ray 1080p sont clairement magnifiés à l’écran, on ne voit aucun travail d’upscaling. Certains excellents Blu-ray 1080p upscalés proposent même une image très proche de la 4K native ! Panasonic était en retrait sur ce terrain, mais a clairement rattrapé ses concurrents directs.

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Le DX900 propose également plusieurs algorithmes de traitement vidéo, cela dit on ne trouve aucun filtre d’amélioration des détails ou des contours comme ce que proposent certains téléviseurs, lecteurs Blu-ray ou scalers externes. Non, là encore, Panasonic privilégie le rendu naturel :

  • Remasteriser la Resolution : un algorithme qui remastérise les images SD ou HD en UHD pour améliorer l’upscaling, le piqué et la texture. Même sur les chaines SD et les vidéos SD ce traitement fait un travaille remarquable pour améliorer la précision de l’image, mais n’en fiat pas trop, juste ce qu’il faut pour offrir une image naturelle, sans double contour, ni ringing, ni ajout de bruit. Il est également très efficace avec les vidéos HD.
  • Remasteriser MPEG : cet algorithme permet de réduire les effets de blocs pixels et artefacts de compression MPEG. Il est surtout conseillé avec les chaines SD et vidéos SD compressées. Là aussi le travail est bien réalisé, mais il faut éviter de l’utiliser avec les vidéos HD et le Blu-ray, cela ne servirait à rien et réduirait un peu le piqué et les détails de l’image.
  • Remasterisation de la Plage dynamique : cela permet d’éviter de brûler les blancs lorsque vous augmentez le rétroéclairage. Si vous aimez les images ultra lumineuses, il faut l’activer. Cet algorithme recalcule l’échelle de gris sur une plage dynamique plus large, une sorte de conversion SDR/.HDR, mais qui n’en fait pas trop, qui conserve un rendu parfaitement naturel.
  • Remasterisation des couleurs : là aussi, le but est d’utiliser tout l’espace couleur Wide Gamut de la dalle, mais sans saturer les couleurs comme pourraient le faire les améliorations des couleurs sur d’autres TV. Cet algorithme recalcule les coordonnées des couleurs en Wide Gamut, au lieu d’étirer les coordonnées. Les résultats sont excellents, sans dénaturer les couleurs, ni saturer les teintes de peau.
  • Réducteurs de bruit : on trouve deux réducteurs de bruit assez efficaces, mais pour ma part j’évite au maximum de les utiliser, car ils lissent l’image pour corriger les artefacts de compression ou les fourmillements. Il faut les réserver pour les vidéos vraiment très compressés.

Un excellent traitement vidéo donc, avec toujours le même objectif, offrir une image riche, belle, précise, mais naturelle. Certains regretteront l’absence de filtres pour accentuer les détails ou les contours, afin d’apporter plus de relief à l’image du Reality Creation de Sony ou du traitement vidéo de Samsung. Certains préféreront donc utiliser les traitements vidéo proposés par certains lecteurs Blu-ray comme OPPO ou Pioneer ou par des scalers externes comme ce que propose DVDO avec ses iScan. Pour ma part, en utilisant l’OPPO BDP-105EU j’arrive à avoir une image d’une qualité vraiment impressionnante grâce au naturel de l’image Panasonic. D’autre part, ce type de traitement proposé par le DX900 permet d’avoir de très bons résultats avec les chaînes de la TNT ou du Sateliite.

Un contraste exceptionnel, du jamais vu sur un TV LED !

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Du côté du contraste, je n’ai qu’un mot à dire : IMPRESSIONNANT !! De toute évidence, les technologies utilisées sont d’une efficacité redoutable : rétroéclairage Full LED + 512 zones de Local Dimming + structure en « nid d’abeille » + filtre d’optimisation de la répartition de la lumière + une gestion de l’intensité du rétroéclairage piloté par zone. Résultat, jamais un téléviseur LED ne m’avait offert un tel contraste, même si je remonte au Toshiba 55ZL1 ! Je précise que le 58″ et le 65″ disposent du même nombre de zones (512), donc le 65″ a des zones un peu plus grosses que le 58″, et peu donc être plus sensible au Blooming dans certaines rares scenes. Mais bien calibré, c’est assez anecdotique…

Je dirais même que le DX900 propose un contraste perçu plus puissant que le Panasonic ZT60 et ne souffre d’aucun effet de Blooming (sauf en mode HDR dans de rares scènes). Visuellement, c’est vraiment très proche de l’OLED LG EF950V testé récemment. Je dirais même plus, dans 99% des scènes on ne perçoit pas de différence avec l’OLED, seules les scènes étoilées vont afficher un peu plus d’étoiles, un peu plus lumineuses sur l’OLED, mais en dehors de ça, le noir est d’une profondeur abyssale !

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Cependant, les mesures ne reflètent pas vraiment cette sensation, et pour cause, lorsqu’on mesure un contraste ANSI, une mire à damier affiche une surface blanche à 100 % sur 50 % de la surface de l’image, ce qui fait monter le rétroéclairage en pleine capacité sur toute la surface de la dalle, une situation qu’on ne rencontre jamais durant un film, ou vraiment très rarement (scène de neige par exemple), mais dans ce cas la luminosité puissante occulte le noir qui nous apparaît très profond. Pendant un film, lors des scènes sombres, le rétroéclairage baisse d’intensité pour optimiser la profondeur du noir. Résultat, dans une scène qui se déroule dans l’espace comme dans Gravity ou Interstellar, le noir se mesure entre aux alentours des 0.004 cd/m² tout en affichant la tenue des cosmonautes à 100 cd/m² pour un contraste intra-image perçu de 25 000:1. Le noir des bandes noires se situe aux alentours de 0.002 cd/m², sans aucune trace de Blooming !

Les mesures de contraste ANSI ne reflètent vraiment pas le contraste intra-image perçu ou mesuré dans les images d’un film, mais pour être transparent et objectif, je vous les donne. Ces mesures sont les mêmes sur le 58″ et le 65″. J’ai mesuré le contraste avec les trois niveaux de Local Dimming proposés en me basant sur un pic lumineux de 120 cd/m² :

  • Local Dimming sur Bas : Blanc à 123 cd/m² – Noir à 0.026 cd/m² = Contraste à 4 730:1 (gamma linéaire, noirs parfaitement lisibles)
  • Local Dimming sur Moyen : Blanc à 122 cd/m² – Noir à 0.020 cd/m² = Contraste à 6 100 :1 (gamma linéaire, noirs parfaitement lisibles)
  • Local Dimming sur Haut : Blanc à 119 cd/m² – Noir à 0.006 cd/² = Contraste à 19 800:1 (gamma linéaire, voisinage du noir un peu bouché, mais moins bouché que sur les Edge LED)

Homogénéité et angle de vision du DX900

L’homogénéité du DX900 est excellente, aucun souci de Clouding, Blooming ou Banding, ni de fuite de lumière. Comme déjà précisé, dans de rares situations, le 65″ peut afficher un léger blooming, alors que le 58″ non, mis bien calibré c’est tout de même très rare, même lors des génériques sur fond noir le blooming ne se quasiment pas. Ça change vraiment des TV Full LED habituels. Ce TV est cher, mais au moins il tient son rang. Même au niveau de la répartition de la couleur, il fait mieux que l’OLED qui était déjà l’un des téléviseurs les plus homogènes mesurés à ce jour. Nous avons mesuré chaque endroit de la dalle et relevé les erreurs en Delta E (plus le Delta E est élevé, plus les couleurs dérivent, et si ce Delta E reste en dessous de 3 les dérives sont invisibles à l’œil). Voici le résultat :

En revanche, s’il y a un secteur sur lequel l’OLED dépasse totalement le DX900, c’est bien au niveau des angles de vision. Le DX900 est un téléviseur malheureusement directif. Dépassé les 20° on commence à observer une perte de contraste et surtout des dérives colorimétriques magenta et verte. L’OLED est presque parfait de ce côté là, même en regardant le TV à 75°. En revanche, je vous mets les mesures d’homogénéité du Sony X94C et LG EF950V pour comparer avec celles du DX900 :

MAJ du 18/04 : quelques jours après la commercialisation du DX900, si le 65″ semble tenir ses promesses au niveau de l’homogénéité, de nombreux utilisateurs qui ont acheté le 58″ (TX-58DX900) rapportent des soucis de banding vertical particulièrement visible lors des travellings. Donc attention de bien contrôler votre téléviseur les premiers jours d’utilisation pour faire marcher votre droit de rétractation ou demander un échange.

Fluidité, précision dans les mouvements et inputlag

Le DX900 embarque une dalle 120 Hz, car à l’heure actuelle il n’existe aucun TV UHD avec dalle 240 Hz. Habituellement, sur une dalle 120 Hz, je trouve que sans activer la compensation de mouvement l’image manque un peu de fluidité comparée aux dalles 240 Hz. Cela dit, le DX900 propose une excellente fluidité native, que ce soit avec les contenus en 50, 60 ou même 24 im/s. Le rendu est parfaitement naturel et sans saccade.

Cela dit, pour ceux qui voudraient encore plus de fluidité, notamment dans les travellings, le DX900 propose une compensation de mouvement, appelée IFC (Intelligent Frame Creation) chez Panasonic, avec un indice de fluidité BMR 3000. Pour moi, c’est l’un des points faibles des TV Panasonic, mais tout le monde ne sera pas de mon avis.

En effet, l’IFC du DX900 améliore grandement la fluidité, mais entraîne un effet numérique, appelé également Soap Opera ou effet « caméscope « . Certaines personnes adorent ce type de rendu, d’autres détestent. Chacun son avis sur la question. L’IFC du DX900 propose plusieurs modes :

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  • Désactivé : le rendu est parfaitement naturel, fluide, mais certaines personnes trouveront un léger manque de fluidité dans les travellings rapides, surtout avec les contenus 24p. Comme une légère vibration de l’image.
  • IFC sur Bas : La fluidité est améliorée, mais l’effet « caméscope  » commence déjà à se ressentir, cela reste toutefois léger et largement supportable, mais la petite vibration dans les travelings rapides n’a pas totalement disparu. Certains le ressentiront, d’autres non, tout dépend de la perception visuelle de chacun. Aucun artefact, ni effet trouble, autour des objets en mouvement n’est visible.
  • IFC sur Moyen : La fluidité est parfaite, mais l’effet caméscope commence à être vraiment visible avec un effet numérique. Aucun tremblement, ni saccades, ni scintillement de visible, le rendu est très agréable, smooth, mais manque de naturel, surtout avec les contenus en 24p. D’autre part, avec les contenus SD (chaine SD ou vidéos compressées) des artefacts commencent à apparaitre autour des objets et personnages en mouvement.
  • IFC sur Haut : rendu ultra fluide, presque trop fluide, avec un effet caméscope très (trop) présent, pas de saccades, pas de vibrations, tout coule de façon très smooth, mais les artefacts et effets trouble autour des objets et personnages en mouvement sont plus présents avec es contenus compressés, et commencent même à être visibles avec les contenus HD.
  • IFC Personnalisé : ce mode permet de régler l’IFC à son goût, mais je n’ai pas trouvé le réglage parfait. Ce mode propose également une sorte de Clear LED(appelé injustement fluidifier le mouvement) pour améliorer la précision dans les mouvements. Ce mode est une sorte de simulation d’affichage BFI (Black Frame Insertion : insertion d’une image noire entre chaque frame pour réduire la persistance rétinienne et donc améliorer la précision en mouvement) mixé avec un Backlight scanning. Mais j’ai eu l’impression qu’une image rouge et non noire était insérée entre chaque image. Évidemment, cela ne se voit pas à l’œil, mais on peut remarquer un léger effet d’arc en ciel similaire à ce que peut proposer un vidéoprojecteur DLP. Cela dit, cette sorte de Clear LED améliore effectivement un peu la précision de l’image en mouvement. Chacun choisira de l’activer ou pas…

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D’une manière générale, la précision de l’image en mouvement est très correcte, au-dessus de la moyenne, même si j’ai connu plus précis. Je l’évaluerai à 8/10. J’ai mesuré le temps de rémanence à 13,8 ms, mais pour dire vrai je ne connais pas la fiabilité du protocole de mesure. Bien souvent, le temps de rémanence varie d’un protocole à l’autre pour le même téléviseur, donc à prendre avec des pincettes…

En revanche, ce qui est plus sûr, c’est la mesure d’inputlag avec le boitier Leo Bodnar qui m’affiche 35,9 ms, soit une mesure très correcte qui conviendra à la majorité des joueurs, même si les meilleurs TV UHD proposent 20 ms. Pour ma part, en mode jeu je n’ai eu aucune gêne pour jouer, mais je sais que certains joueurs chevronnés, recherchent mieux, surtout pour jouer en ligne.

Expérience HDR sur le DX900, la claque !

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J’ai déjà publié un article sur mes expériences HDR avec divers TV, donc ceux qui l’auront lu savent que le DX900 est le premier téléviseur qui m’a vraiment permis de découvrir le rendu HDR et cela n’a rien à voir avec ce que proposent tous les TV sortis en 2015 y compris le Samsung JS9500. Le rendu HDR sur le DX900 est tout simplement somptueux ! Pour rappel, le HDR permet d’offrir une gamme dynamique énorme afin d’offrir à la fois des scènes sombres plus lisibles avec un noir plus profond, mais aussi des pics lumineux plus intenses pour reproduire les sources de lumière avec plus d’intensité et de réalisme, comme une image de soleil, une explosion, un ciel étoilé, la lune, des reflets sur l’eau, des reflets sur les chromes ou sur les dorures, etc. Bref, une image ultra dynamique, plus proche de la vision naturelle.

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Grâce aux appareils professionnels de Cédric, dont un générateur de mires HDR, nous avons pu mesurer et même calibrer le DX900 en mode HDR. Le premier constat c’est que même en sortie de carton, le DX900 propose un rendu HDR bien calibré. Le DX900 possède plusieurs atouts pour offrir un rendu HDR de qualité.

Le 58″ affiche un pic lumineux maximum de 1430 nits ! Le 65″ est moins lumineux avec un pic mesuré à 1000 nits, mais il faut savoir que la technologie HDR10 utilise une fonction de transfert de modulation EOTF (basée sur un gamma SMPTE ST.2084). Cette EOTF se base sur un pic lumineux à 100% d’une valeur de 10 000 nits, mais comme les TV actuels ne peuvent pas atteindre ce pic lumineux, on « clip » la courbe de luminance à 75 % comme vous pouvez le voire sur la mesure du DX900 ci-dessous :

À 75%, cette courbe de luminance devrait atteindre environ 1000 nits, ce que propose le 65DX900, mais le 58DX900 dépasse aisément cette valeur, ce qui est donc trop lumineux. Cela dit, qui peut le plus, peut le moins, donc c’est parfait une fois bien réglé. Mais le DX900 fait également très fort au niveau du noir proposé avec une vidéo HDR. Grâce à son Local Dimming, à l’excellente gestion du rétroéclairage et peaking, il est capable d’offrir dans la même image un pic lumineux à 1000 cd/m² et un noir à 0,002 cd/m². Cependant, on peut tout de même observer un effet de blooming avec les images ultra contrastées comme la scène HDR d’un feu d’artifice. Le noir mesuré dans les 2 ou 3 cm autour des explosions est mesuré à 0.08 cd/m² lors des explosions les plus lumineuses si le Local Dimming est sur Haut, et 0.15 cd/m² si le Local Dimming est sur Moyen.

J’ai pu regarder plusieurs extraits HDR comme Mad Max, Lego, L’Odyssée de Pi ou Exodus, le rendu est vraiment splendide, avec des couleurs superbes, riches, des scènes dynamiques, des couchers de soleils fantastiques ! Les flammes qui sortent des pots d’échappement dans Mad Max sont d’une intensité exceptionnelle. Sur le 58″, si on laisse le rétroéclairage à fond, c’est même presque trop lumineux que ça en devient surnaturel ! D’autres vidéos utilisent le HDR de façon plus naturelle, comme certaines vidéos sur la nature avec lesquels le HDR est parfaitement dosé pour offrir une image plus réaliste. Chacun exploitera le HDR à sa manière, de façon discrète ou intense en fonction du style de film. Malheureusement, pour le moment, trop peu de TV UHD HDR sont capables d’offrir une telle qualité HDR. Dommage, car c’est vraiment magnifique !

Quelques conseils de réglages HDR

Vous pouvez laisser les réglages HDR par défaut, le DX900 est bien réglé, mais je vous conseille de faire juste quelques modifs. Déjà, il faut savoir qu’en HDR on peut opter pour le mode image qu’on veut, mais il faut préférer le mode Professionnel en Chaud 2, car c’est ce mode et surtout cette température qui donne le plus de luminosité.

  • Rétroéclairage : pour le 65″ on laisse à 100, mais pour le 58″ je conseille de le baisser à 95, car il est plus lumineux.
  • Contraste : 95
  • Luminosité : vu que le HDR utilise une gamme étendue en 0-255, si vous lisez des vidéos HDR via USB il faut baisser la luminosité à -5 pour avoir de meilleurs noirs.
  • Commande de rétroéclairage (Local Dimming) : soit Moyen, soit Haut, à vous de voir, mais sachez que sur haut les noirs sont plus noirs, pratiquement pas de blooming, mais un peu bouchés. Le pic lumineux est également moins puissant que sur Moyen. Sur Moyen on peut voir un peu de Blooming , rarement, mais les noirs sont parfaitement lisibles et le pic lumineux plus intense. Les images de ciel étoilé par exemple, affichent plus d’étoiles et plus lumineuses avec le Local Dimming sur Moyen.
  • Sonde ambiante : désactivée, évidemment !
    Attention à bien désactiver le surbalayage 16:9, car cela dégrade la précision de l’image (overscan), avec tous les contenus. Avec la TNT cela permet de rogner l’image pour qu’elle remplisse tout l’écran, donc ça peut être utile, mais ça dégrade la définition de l’image. Il faut évidemment le désactiver avec le Blu-ray, VOD, vidéos lues via USB, etc. C’est important !
  • Paramètres des Options : ici c’est surtout pour gérer le HDR avec un lecteur Blu-ray UHD connecté via HDMI.
  • Type HDMI EOTF : c’est sur Auto, donc c’est bon, cela permet de basculer en ST.2084, le gamma utilisé en HDR.
  • Type de Colorimétrie : c’est sur Auto également, donc c’est bon. Cela permet de basculer en Rec.2020 avec les contenus UHD HDR
  • Plage RVB ou YCbCR : ici c’est important, car ce n’est pas sur Auto. Si vous utilisez un lecteur Blu-ray UHD, il faut mettre l’entrée HDMI sur Plein (0-255), car les contenus HDR utilisent une plage étendue. Quant au choix entre RVB ou YCbCr, tout dépend du lecteur, si ce dernier propose un mode de sortie YCbCr Étendu, il vaut mieux choisir celui-ci, car les Blu-ray UHD sont encodés en YCbCR, mais si le lecteur ne propose pas de mode Étendu ou Plein en YCbCR on sera obligé de sortir en RGB. Il faut absolument sortir en 0-255 donc, et il faut que les modes soient les mêmes sur le lecteur et le TV, que ce soit sur RGB ou YCBCr.

Enfin, sachez qu’il est possible d’activer ou désactiver le support HDR en entrée HDMI. Si celui-ci est désactivé, le lecteur Blu-ray fera une conversion HDR/SDR avec les contenus HDR. Cela peut être utile si certains films proposent un mauvais rendu HDR, ou tout simplement si vous n’aimez pas le HDR …

Une 3D qui rencontre de sérieux soucis !

Malheureusement, à l’heure de rédiger ce test, le DX900 semble rencontrer de sérieux problèmes d’affichage stéréoscopique. En effet, le rétroéclairage ne peut plus être réglé en mode 3D, le noir est grisâtre, le Local Dimming semble inefficace et de plus l’image souffre de ghosting assez visible. On ressent même quelques vibrations de l’image dans les mouvements, et un effet 3D étrange, comme un mauvais réglage de parallaxe. Panasonic est évidemment au courant de ce souci et devrait proposer un correctif bientôt.

En espérant que tout ça soit vraiment amélioré rapidement, je ne peux que constater une 3D de mauvaise qualité. Sachez tout de même qu’il existe des réglages de profondeur, une gestion de la 3D Side-by-Side, Top&Bottom et une conversion 2D/3D à la volée. En l’absence de lunettes 3D dans le packaging, j’ai dû utiliser des lunettes 3D Sony qui ont fonctionné, mais la synchronisation ne se fait pas toujours du premier coup, surtout avec la fonction de conversion 2D/3D. Encore un souci assez curieux….

Une colorimétrie absolument parfaite !

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Encore un critère avec lequel le Panasonic DX900 offre des performances inédites ! Nous avons vu que l’utilisation de diodes rouges avait permis d’offrir un spectre plus riche, plus équilibré sur les trois couleurs primaires. En reproduisant mieux les couleurs rouges et vertes, le DX900 offre une palette de couleurs plus riche et vive que sur un TV LED habituel, tout en restant parfaitement naturelle, avec une lumière plus neutre, moins froide. L’apport de ces diodes est réellement palpable, le DX900 est capable d’afficher un rouge intense vraiment magnifique.

D’autre part, nous avons mesuré son espace colorimétrique, capable de couvrir le DCI à 96% et le Rec.2020 à 74%. Cela est largement suffisant pour respecter la certification UHD Premuium qui requiert un DCI d’au moins 90%, mais d’un autre côté on aurait pu attendre un peu mieux d’un téléviseur vendu à ce prix, surtout qu’aprés l’avoir calibré il ne couvre plus que 93% du DCI. Cependant, que ce soit en Rec.709 ou DCI, chaque espace colorimétrique en sortie de carton sont d’une justesse rarement rencontrée sur un TV LED avec un Delta E inférieur à 1 ! En toute franchise, je doute que l’œil humain fasse une grosse différence entre un DCI à 100% et 93% bien calibré.

GAMUT DCI

Le DX900 propose également tout un tas de réglages colorimétriques pour optimiser le rendu en fonction de la source. Nous avons le choix du gamut utilisé (Rec.601, Rec.709, EBU, DCI/P3 ou Rec.2020), du gamma utilisé avec divers gamma dont le BT.1886 avec compensation du noir, le 2.2 utilisé en salle éclairée, le 2.4 utilisé en salle obscure. Il est possible d’éditer chaque Gamma pour les corriger sur 10 points.

Chaque gamut peut être calibré depuis un CMS (Color Management System) sur 3 axes (Luminace, saturation et teinte) avec possibilité de corriger les 6 couleurs primaires et secondaires (RVBCMJ).Enfin, on trouve également une balance des Blancs 10P (sur 10 points) pour ajuster la température de couleur. Cela dit, là aussi, l’échelle de gris est très juste en sortie de carton avec un Delta E à 1 de moyenne, que ce soit avec les modes THX, Cinema ou Professionnel. Chacun de ces modes semble avoir été calibré avec soin. En clair, à moins de posséder de solides connaissances et des sondes professionnelles, je vous déconseille de toucher à la colorimétrie, même avec des sondes bon marché, car avec leur marge d’erreur vous risquerez d’avoir un résultat moins juste qu’en sortie de carton. Il suffit d’affiner les réglages pour optimiser l’image à son goût et c’est parti, on peut profiter de son téléviseur avec un rendu colorimétrique fidèle aux intentions du réalisateur ! Vraiment, chapeau bas Panasonic, car c’est vraiment rare de tomber sur des téléviseurs aussi bien calibrés.

Color Checker sortie de carton CIE 709 sortie de carton BDB sortie de carton

Luminance Sortie de carton

Gamma sortie de carton

Je ne vous propose donc pas de conseils de réglages pour la première fois, car cela ne sert à rien, tout est réglé comme il faut. Si vous avez des questions sur tel ou tel réglage, je vous réponds en commentaire. De notre coté, nous avons tout de même calibré le téléviseur pour avoir une colorimétrie encore plus juste, mais pour aller aussi loin il faut forcément calibrer chaque TV au cas par cas.

Rapport de mesures en sortie de carton avant calibrage en mode Professionnel :

  • Luminance : 230 nits
  • Delta E moyen sur l’échelle de gris (Balance des Blancs) : 0.99
  • Delta E moyen des saturations (5P) : 0.76
  • Delta E moyen du Color Checker : 0.73
  • Couverture du Gamut Rec.709/sRGB : 97,2 %
  • Gamma moyen (Power Function) : 2.42
  • Température de couleur corrélée moyenne : 6737K

Conclusion

Le Panasonic DX900 est donc une vraie réussite. Depuis que je teste des téléviseurs, je n’avais jamais rencontré un TV LED de ce calibre, avec un contraste aussi puissant, une homogénéité aussi bonne, sans Clouding, sans Banding, sans Blooming. Visuellement, même en salle obscure, le contraste perçu dépasse le meilleur des Plasma, et rivalise clairement avec l’OLED !

De plus, le rendu HDR du DX900 est une pure merveille avec des images d’une dynamique impressionnante, un pic lumineux énorme, qui dépasse les 1400 nits sur le 58″, et les 1000 nits sur le 65″. Le plus étonnant, et ce qui démarque ce rendu HDR des autres TV testées jusque-là, c’est sa capacité à offrir un noir profond même en mode HDR. Dans la même image, le DX900 peut proposer un pic lumineux à plus de 1000 nits et un noir à 0.004 nits ! Certes, en mode HDR du Blooming peut se voir dans de rares scènes.

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Le DX900 propose également un excellent upscaling UHD grâce à son nouveau processeur HCX+ et surtout plusieurs algorithmes très efficaces pour remastériser la Résolution, la plage dynamique, la couleur, ou encore une Remasterisation MPEG pour gommer les artefacts de compression. Que ce soit avec les Blu-ray, les chaines HD, la VOD, ou même les chaines SD, le travail est remarquable. Panasonic propose un traitement vidéo basé essentiellement sur le rendu naturel, pas d’artifice, pas de couleur saturée à outrance, une image parfaitement naturelle et vraiment magnifique ! Pour certains utilisateurs, amateurs d’image au scalpel, il manquerait un petit filtre d’amélioration des contours ou des détails, mais cela ne colle pas à l’ADN de l’image Panasonic, qui se veut la plus proche possible de la vision du réalisateur. Pour ceux qui aiment renforcer un peu le « Sharpness » de l’image, il faudra passer par le traitement vidéo des lecteurs Blu-ray, processeurs vidéo ou scalers externes.

Dans ce même esprit de rendu fidèle au cinéma, la colorimétrie du DX900 est tout simplement parfaite avec un Delta E de 1 en sortie de carton, que ce soit en Rec.709, ou même DCI, les couleurs sont justes ! Je regrette simplement que le DCI ne soit pas couvert à 100%, mais « seulement » à 96% en sortie de carton et 93% après calibration. Cela dit, encore une fois, avec une colorimétrie aussi juste, je doute que ce petit manque soit très perceptible. Le DX900 est donc parfaitement armé pour offrir un spectacle haut en couleur avec les Blu-ray UHD qui arrivent dans le commerce d’ici quelques jours. Dalle 10 bits, rendu HDR impressionnant, colorimétrie en DCI excellente, contraste exceptionnel, pic lumineux très élevé, rendu UHD magnifique… Bref, tout y est, il ne manque plus que de vrais Blu-ray UHD issus de vrais masters 4K pour profiter pleinement de l’Ultra HD

Évidemment, le téléviseur parfait n’existe toujours pas, la compensation de mouvement IFC donne un rendu un peu trop numérique ou « caméscope « , même si certains adorent ce rendu. Cela dit, même avec l’IFC désactivé, le DX900 offre une image fluide et naturelle, y compris avec les contenus en 24p. Le plus gros défaut, c’est donc sa 3D totalement inutilisable lors de ce test avec un noir assez gris et pas mal de ghosting. On pourra également regretter une dalle assez directive qui offre un angle de vision plutôt faible. Au-delà de 20°, le contraste chute, et la colorimétrie dérive dans les teintes magenta et verte, mais cela reste dans la normalité des TV LED à base de dalle VA.

Le Panasonic DX900 est clairement un téléviseur d’exception, une référence, qui surpasse de loin tous les TV LED testés à ce jour. Un téléviseur vraiment hors-norme, qui délivre une image tout simplement magique et qui permet de profiter pleinement des contenus UHD. Il excelle dans quasiment tous les domaines, colorimétrie, rendu UHD, upscaling, HDR, traitement vidéo et surtout offre un contraste encore jamais vu sur un TV LED. Un sérieux concurrent pour l’OLED Signature de LG. Bravo Panasonic !

Award DX900

Le choix de l’Award me pose toutefois un problème. Il mérite clairement un Award Reference, mais avec une 3D aussi mauvaise et une compensation de mouvement perfectible, je ne serais pas équitable avec l’Award délivré lors du test de l’OLED LG EF950V, donc le Panasonic DX900 se contentera d’un Award 5 étoiles pour le moment en 2D et 3 étoiles en 3D. Si Panasonic corrige ces petits défauts, je mettrais alors ce fameux Award Reference HDfever que je n’ai encore jamais délivré à un téléviseur.




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