Test LG OLED65E6V : la perfection de l’image sur une dalle de verre ?

08/07/2016

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Après plusieurs jours passés à bien profiter de cette petite merveille, il est temps de passer au test du téléviseur LG OLED65E6V. En fait, mon test du EF950V de 2015 ne remonte pas à si longtemps que ça puisque je l’avais publié fin février 2016. Du coup, il est encore tout frais et cela m’a permis de bien juger les évolutions (ou pas) de cette nouvelle gamme 2016. Le 65EF950V testé était déjà un très beau téléviseur auquel il ne manquait que quelques petites améliorations pour tutoyer l’excellence, voire la perfection, comme un traitement vidéo un peu plus performant, surtout avec les chaines TV, ou encore des performances avec le Blu-ray UHD plus abouties, un rendu HDR plus puissant, une possibilité de calibrer en BT.2020, etc.

D’ailleurs, ce test a été pour moi l’occasion de vraiment tester le Blu-ray UHD sur l’OLED, car ce support n’était pas encore disponible lors du test du EF950V avec lequel j’avais surtout pu tester des démos HDR et entre les démos et les vrais UHD Blu-ray, il y a quand même de grandes différences et d’autres problématiques que nous allons aborder plus en détail lors de ce test. Quitte à tuer un peu le suspens, je vais être franc, les améliorations sont assez minimes, même si elles sont très appréciables, mais finalement la plus grosse évolution c’est peut-être le fait de proposer une qualité plus constante d’un modèle à l’autre. En effet, le plus gros souci avec le EF950V, c’était la qualité un peu trop variable avec des noirs plus ou moins bouchés sur certains modèles, surtout sur les côtés de la dalle, des soucis plus ou moins visibles de postérisation et vignettage et du bruit plus ou moins prononcé. Malheureusement, si cela semble bien se présenter pour le moment au regard des premiers retours sur le forum, il faudra encore un peu plus de recul pour faire le bilan sur la qualité globale des TV OLED 2016 de LG. En revanche, une chose est certaine, un effort considérable a été fait au niveau design. Encore aujourd’hui, je reste « baba » devant le standing et la classe de ce téléviseur !

Protocole de test :

  • TV LG OLED65E6V (6 990€, prêté par Futureland))
  • Lecteur Blu-ray Panasonic DMP-UB900 (prêté par Univers HighTech)
  • Lecteur OPPO BDP-103EU
  • Divers Blu-ray UHD, 1080p, 3D
  • Appareils de mesures : spectrophotomètre Klein K-10, Spectroradiometre JETI, Logiciel de calibrage Calman sous licence THX et ISF, générateur de mires HDR Murideo Fresco Six-G , boitier Leo Bodnar
  • Avec la participation de Cédric Louis, calibreur THX et ISF Level II (voir son site internet)

Présentation du LG OLED65E6V

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D’un point de vu caractéristiques techniques, le 65E6V utilise une dalle OLED nouvelle génération avec toujours les mêmes diodes organiques blanches, mais des sous pixels WRGB différents. Cette année, grâce au site LesNumériques, nous avons pu apprendre que les sous pixels blanc et bleu sont légèrement plus larges pour offrir plus de luminosité, mais au détriment du sous-pixel rouge, plus petit alors que la reproduction du rouge était déjà problématique sur l’OLED 2015 à cause de son spectre à forte dominante bleu. Ce sera donc probablement encore plus délicat cette année. En effet, si la structure des sous-pixels à un peu changée, ce n’est pas le cas du spectre qui est même moins large que celui du EF950V. Pour aller plus loin, il faudrait probablement passer aux diodes OLED RVB.

Spectre LG 65E6

Spectre LG 65E6

Sinon, il s’agit toujours d’une dalle 10 bits, 120Hz, 3D passive dotée d’une définition de 3840 x 2160 pixels. Si LG semble avoir intégré son processeur vidéo H15 (le plus puissant du fabricant) dans le Signature G6, le E6 conserve le même processeur vidéo qu’en 2015, un Perfect Remastering Engine (déjà présent dans les OLED EG960V et EF950V). Donc, logiquement, il n’y a pas de progrès à espérer au niveau upscaling UHD, traitement vidéo ou désentrelacement, mais nous verrons ça plus en détail, car LG peut avoir changé ses algorithmes tout en conservant le même GPU. Par contre, LG annonce du progrès du côté colorimétrie avec une meilleure justesse (3D Color Mapping) et surtout une couverture du DCI à 99%. L’une des plus grosses nouveautés, concerne l’amélioration du rendu HDR avec un pic lumineux annoncé à 800 nits, et la gestion de la technologie Dolby Vision qui utilise des métadonnées dynamiques au lieu des métadonnées statiques du HDR10. Là encore, nous verrons ce qu’il en est .

OLED HDR

Le CPU, quant à lui, reste un Quad Core et permet de booster les tâches et la navigation au sein de la nouvelle interface sous WebOS 3.0, vraiment plus réactive et agréable à utiliser au quotidien avec toujours une multitude d’applications, des possibilités de lecture multimédia très complètes, des services de VOD et musique à demande, et de nombreuses fonctions en tout genre.

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Je passe sur la déception au niveau de la qualité de l’emballage, très loin du packaging très soigné proposé lors du lancement du premier OLED LG 55EA980V en 2013 (eh oui, il y a déjà 3 ans !). En effet, le plus important reste tout de même la qualité du produit et de ce côté là, lors du déballage, on se rend tout de suite compte que ce téléviseur est hors norme ! Véritable oeuvre d’art, on ne se lasse pas de regarder ce téléviseur au design futuriste et d’une classe folle ! On a beau dire, la qualité d’image reste le plus important, mais quel plaisir devoir un si beau téléviseur trôner dans son salon. Il n’y avait pas mieux pour mettre en valeur l’OLED que de l’incruster dans une dalle de verre, à la fois pour le standing, mais aussi pour garder toute la magie de la finesse de l’OLED au sein d’un châssis rigide. Le EF950V était beaucoup trop flexible, avec trop de matière en plastique. Je peux vous dire que tous les invités sont tombés sous le charme de ce téléviseur. Certes, à ce prix, vous me direz que c’est la moindre des choses, mais c’est une totale réussite, bravo LG !

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Même si la photo n’est peut être pas très représentative de la réalité, LG a fait de gros progrès au niveau du traitement antireflet, car les premiers OLED étaient de véritables miroirs ! Et ça aussi, c’est vraiment appréciable, car les reflets sont très limités, même lorsqu’on regarde la télé en pleine journée dans un salon très éclairé comme le mien. En journée, l’image gagne en dynamique. Le traitement antireflet de la dalle engendre une sorte de teinte mauve, mais cela n’a aucune influence sur le rendu des couleurs, probablement déjà étudié pour corriger la dérive.

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Évidemment, avec ce tout nouveau design, l’autre aspect très appréciable, c’est la présence de cette barre sonore intégrée de confection Harman Kardon avec une puissance de 2 x 10 Watt RMS + Subwoofer de 20 Watts. En revanche, malgré les apparences, cette barre son et le pied ne sont pas en aluminium, il s’agit de PVC avec une surface qui imite l’aluminium brossé. Le coffre arrière qui accueille la connectique et l’électronique est lui aussi en PVC. De ce côté-là, j’aurais évidemment préféré du métal…

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La bonne surprise vient du rendu audio, qui n’est évidemment pas comparable à un vrai système home cinéma, mais la qualité est au rendez-vous avec même une certaine musicalité très appréciable. L’aigu est précis, doux et fin, jamais criard ou distordu, pas de sifflante, le médium est précis, même si ça manque un peu de rondeur, les voix et dialogues sont parfaitement intelligible et le rendu bien équilibré. Niveau puissance, ce n’est pas énorme, mais suffisant pour suivre des émissions, reportages et du sport, un peu moins pour les films. En effet, ça manque clairement de grave ! Quel dommage de ne pas proposer une sortie subwoofer ! C’est une hérésie, car avec une sortie Sub on aurait pu se passer d’un système audio supplémentaire, car un bon caisson aurait apporté plus de grave, d’ampleur et même plus de puissance ressentie. Sans ça, difficile de se priver d’un système audio externe si on veut un minimum de sensation dans les films, surtout que les effets surround sont également limités. Autre option manquante, le fait de pouvoir utiliser cette barre sonore comme enceinte centrale. Cela dit, on trouve tout de même de nombreuses possibilités dans les réglages audio :

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Ci-dessous, l’appairage en Bluetooth avec les petites enceintes actives KEF EGG qui proposent une excellente qualité audio et une puissance largement suffisante avec même une sortie Subwoofer !

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Enfin, découvrons la connectique. L’essentiel est là avec 4 entrées HDMI 2.0a, toutes compatibles HDCP 2.2, HDR et UHD Color, 2 ports USB 2.0Hosqt, un port USB 3.0, une entrée jack stéréo, YUV, Composite, RS232C, port Ethernet, slot CI+ et une sortie casque. Côté liaisons sans fil, on trouve donc du Bluetooth, Wi-Fi & Wi-Fi Direct, Miracast/Screen Mirroring et la possibilité d’utiliser des souris ou clavier sans fil. Par contre, je suis un peu déçu de constater qu’il n’y a qu’un seul tuner, ce qui nous prive de la possibilité d’enregistrer une autre chaîne que celle qu’on regarde, ou de la fonction PIP. Sur un téléviseur vendu prés de 7000 €, pas de doubles tuners, mais un simple tuner TNT/SAT DVB-C/S2 et T2, c’est tout de même assez mesquin, surtout quand on sait qu’en Angleterre le E6 est proposé avec un double tuner ! Bref, quoi qu’il en soit, ce tuner permet de recevoir toutes les chaînes de la TNT HD et même les chaines 4K.

Côté packaging, on trouve deux télécommandes, dont une grande avec pointeur gyroscopique et micro intégré, et une Smart Control très minimaliste pour l’utilisation de tous les jours une fois qu’on a bien configuré le téléviseur et qu’il n’y a plus besoin de revenir dans les menus et réglages. Par contre, deux paires de lunettes 3D très basiques sont fournies et là aussi je trouve qu’un effort aurait pu être fait pour proposer, comme avant, toute une boite de lunettes diverses et variées. L’expérience 3D reste l’une des plus grandes attractions de l’OLED, il est dommage de négliger cet atout.

Fonctions multimédias et Web OS 3.0

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L’interface WebOS est donc passée en 3.0 et le gain se fait nettement ressentir avec une interface très réactive, fluide, bien pensée, fun, moderne, très graphique et même très classe à l’image du téléviseur.On trouve de nombreuses fonctions en tout genre, comme le PVR, un EPG complet, la recherche vocale, la possibilité de diffuser le contenu d’un smartphone ou tablette sur le TV, et évidemment de nombreuses applications. Je ne vais pas toutes les citer, surtout que les photos parlent d’elles même, mais on trouve l’excellent système de jaquettes Plex, évidemment de nombreux services de VOD dont Netflix qui propose du contenu en HDR et en Dolby Vision (d’ailleurs j’ai regardé un film en HDR hier soir sur Netflix qui proposait un rendu HDR bien meilleur que celui de Marco Polo).Bref,ej vous laisse regarder les photos, c’est mieux qu’un long discourt.

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Du côté lecteur multimédia, là aussi tout est bien pensé, réactif, les recherches et le lancement des films et musique sont instantanées, tous les formats vidéos les plus courant sont lus dont le MKV, TS, M2TS, AVI, DivX HD, WMV HD, MPEG-4, H.264, x264, HEVC/H.265, AVC, VC-1, VP9,VP8, XviD, entre autres. Quasiment toutes les vidéos ont été lues, sauf les ISO, répertoires Blu-ray et DVD, MK3D et MKV 3D MVC qui sont lus en 2D.D’autre part, les vidéos sont toutes lues en 60 im/s, pas de gestion du 24p, mais la conversion de cadence n’engendre pas de saccades, la lecture est fluide, le décodage de bonne qualité,mais comme avec les chaines TV l’upscaling UHD manque de précision. J’obtiens une meilleure image en lisant mes MKV depuis mon lecteur Blu-ray OPPO ou Panasonic qui sortent en 2160p.

En revanche, les vidéos UHD sont parfaitement lues,que ce soit en BT.2020, 10 bits par couleur, 24 ou 60 im/s, avec une qualité d’image exceptionnelle, notamment avec les vidéos UHD HDR ou Dolby Vision. Les sous-titres sont très bien gérés également, avec possibilité de synchronisation avec la vidéo et modification de la grosseur, couleurs, position. Là aussi, les formats les plus courants sont décodés, comme le .srt, .ssa, .smi, .ass, mais pas le .pgs. Les pistes audio DTS 5.1, Dolby Digital 5.1, AAC, MP3, WMA ne posent aucun probleme. Comme sur tous les TV, seules les pistes DTS-HD, TrueHD ou Atmos ne sont pas lues. Bref, très bonne gestion multimédia, même si évidemment rien en remplace un vrai lecteur multimédia. Du côté de la musique, c’est moins complet, car le Flac n’est pas lu, ni le DSD, ni l’ALAC. Le seul format lossless à être lu c’est le WAV/LPCM en 44,1 et 48 khz. Dommage, car avec la diffusion audio sans fil, la barre sonore de bonne qualité et l’interface très sympa, la lecture du Flac aurait été intéressante. Cela dit,on peut tout de même diffuser la musique depuis son smartphone sur le téléviseur.

Traitement vidéo et uspcaling UHD du LG E6V,quelques soucis avec les chaines TV

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Je vous l’annonçais en introduction, si le LG Signature G6V embarquerait le meilleur processeur vidéo de chez LG (un H15 en 64Bits, même si je n’ai vu aucun document officiel en parler), le LG E6V reprend le même processeur vidéo que le EF950V et EG960V de 2015, un Perfect Mastering Engine en charge de l’upscaling Ultra HD. Même si les informations ne sont pas très précises au sujet des processeurs embarqués, je n’ai de toute façon pas constaté d’amélioration du côté de l’upscaling et du traitement vidéo, ce serait même plutôt le contraire, surtout avec les chaines TV. L’upscaling du EF950V n’était peut être pas le meilleur de sa génération, mais donnait tout de même de bons résultats. Pour une raison que j’ignore, je ne peux que constater que l’upscaling Ultra HD du E6V ne donne pas de très bons résultats. J’obtiens de biens meilleurs résultats en utilisant l’upscaling UHD de certains lecteurs Blu-ray comme l’OPPO BDP-103EU ou le Panasonic DMP-UB900, même si ce dernier affiche un peu plus de bruit résiduel;

Avec les Blu-ray 1080p ou les vidéos HD, aucun souci donc, en laissant le lecteur upscaler et traiter l’image, on  obtient une image magnifique. Par contre, le probleme se pose plus avec les chaines TV. Seule solution, posséder un décodeur TV + un scaler externe ou un ampli qui va upscaler les chaines TV de ce décodeur. Si on passe par le tuner interne, pas le choix, on est obligé de faire avec. J’avoue tout de même ne pas comprendre pourquoi le E6V propose un uspcaling de moins bonne qualité que le EF950V. Est-ce que LG a revu ses algorithmes et donc ils ne seraient pas encore au point ? Dans ce cas-là une mise à jour devrait arriver et corriger le souci ? Est ce que finalement le E6V embarque un GPU différent du EF950V et visiblement moins bon ? Mystère, j’ai posé des questions via mail à l’agence de presse de LG, mais je n’ai pas toujours pas reçu de réponse …

Car la qualité des chaines TV était peut-être un peu en retrait sur le EF950V, comparé à ce qu’il se fait de mieux actuellement, mais en désactivant les réducteurs de bruit j’obtenais un très bon résultat avec les chaines HD. Or, sur le E6V il est clairement impossible de désactiver les deux réducteurs de bruit. Je suis obligé de conserver au moins le réducteur de bruit MPEG, car avec ma Box TV l’image des chaines TV, y compris en HD, affiche pas mal d’artefacts de compression MPEG, surtout autour des objets et personnes. Avec le tuner intégré, l’image est moins définie et moins précise qu’en passant par ma Box TV et affiche aussi du macroblocking.

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Voici le style d’artefact de compression constaté sur les chaines HD !

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J’avoue que quelque chose m’échappe et ce n’est pas dû à la baisse de qualité des chaines depuis le passage à la TNT HD, car sur les autres TV, ces mêmes chaines affichent une très belle image, même en désactivant les DNR. Je regardais le Sony XD85, juste à côté dans la chambre, le même match affichait une image bien plus belle et sans le moindre artefact ! Les seules raisons que je vois, c’est un souci au niveau de l’uspcaling ou désentrelacement. Sur un TV à 7000 €, c’est tout de même limite…

Lors des premiers jours, mon 65E6V de test affichait plus de bruit vidéo que le EF950V que j’avais testé, mais le bruit a considérablement diminué entre le premier jour et aujourd’hui, donc le souci ne vient pas vraiment de là. Pour tout vous dire, j’ai même reçu plusieurs mails de personnes qui ont acheté le G6 ou le E6 et qui se plaignent de la mauvaise qualité affichée par les chaines TV. De plus, même si avec le Blu-ray c’est bien meilleur, là aussi, l’upscaling UHD est moins performant que lors du test du EF950V. Pour moi, il y a un souci évident, cet uspcaling doit être amélioré, donc j’espère que LG va corriger ça rapidemment (je suis persuadé que ce sera fait).

Mire de Sharpness lue depuis un lecteur connecté via HDMI en 1080p et upscalé par le E6V est précise, mais affiche des artefacts non visibles lorsque  j’upscale cette mire avec le lecteur.

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Texte upscalé par le Panasonic DMP-UB900

Upscaling Panasonic UB900

Upscaling Panasonic UB900

Texte lu depuis le lecteur en 1080p et upscalé par le E6V en 2160p : texte précis, mais quelques artefacts et du ringing autour des lettres.

Texte 1080p upscalé en UHD via HDMI par le LG E6V

Texte 1080p upscalé en UHD via HDMI par le LG E6V

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Du coup, en attendant un firmware pour corriger ça, les réducteurs de bruit sont indispensables pour corriger ces artefacts, surtout le réducteur de bruit MPEG et du coup l’image perd en précision, alors que les artefacts ne sont même pas entièrement corrigés. Le traitement vidéo du LG E6V comprend :

  • Le réglage de netteté : ce filtre assez puissant peut durcir un peu l’image avec les chaines TV, et les vidéos SD, car il entraine des doubles contours (ringing). En revanche, avec les contenus 1080p de qualité, voire mieux, avec les contenus UHD, il peut offrir une image d’une précision chirurgicale !
  • Le filtre Resolution : il donne de très bons résultats avec les contenus 1080p et encore mieux avec les contenus UHD. Il apporte précision et relief, améliore la précision des arrières plans et donc offre plus de profondeur de champs à l’image. Par contre, avec les programmes TV de qualité moyenne ou les vidéos SD il peut accentuer le bruit et le fourmillement. Avec certains modes image on peut même accentuer la netteté verticale et horizontale séparément.
  • Accentuation des contours : ce filtre devrait apporter du relief àl’image, surtout sur les objets en premier plan, mais ce filtre est assez (trop) discret et manque d’efficacité. Au final, il n’apporte pas grand-chose de visible.
  • Réducteur de bruit : ce filtre réduit le bruit de type fourmillement, un peu comme un Mosquito Noise Reduction, mais a tendance à trop réduire la précision de l’image avec les contenus SD. Par contre, il peut être efficace avec le Blu-ray 1080p, en 3D ou même trés efficace avec le BR UHD et HDR.
  • Réducteur de bruit MPEG : ce filtre réduit les artefacts de compression MPEG ou blocs pixels(macroblock) , notamment ceux qu’on voit autour des objets, donc surtout utile avec les vidéos et programmes TV trop compressés. Il dégrade un peu trop l’image et réduit trop le piqué à mon goûtavec un effet de type aquarelle, mais il est indispensable avec les chaines TV, donc je le mets sur Faible ou Auto.

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Quoi qu’il en soit, vous l’aurez compris la qualité générale des chaines TV n’est vraiment pas le point fort de ce téléviseur et le plus étonnant,voire décevant, c’est que le EF950V donnait de bien meilleurs résultats. Avec ça, mon 65E6V de test affichait bien plus de bruit que le EF950V lors du premier jour.  Cela dit, depuis le premier jour, le bruit a fortement diminué, donc de ce côté là je ne me fais pas trop de souci, car il faut tout de même savoir que l’OLED avec ses diodes organiques à besoin de quelques heures de rodage pour que le bruit diminue et que l’image s’affine. Et nous aussi, nous avons besoin d’un certain temps d’adaptation pour nous faire à l’image OLED, différente de l’image des TV LED. Cette image dotée d’une texture très riche et d’un piqué très précis offre de superbes images avec les contenus de qualité, mais cette sensibilité au bruit n’est pas toujours simple à traiter.

D’ailleurs, LG en a tout à fait conscience, puisque l’OLED effectue des cycles de nettoyage de la dalle. Ce sont des cycles journaliers, courts de quelques minutes pour effacer les marquages et le bruit résiduel et des cycles plus longs, plus espacés, qui nettoie la dalle « plus en profondeur », pour enlever bruit, vignettage, Banding, réajuster l’image et apparemment contrôler le mapping. Cette année, on peut même exécuter manuellement un cycle de nettoyage en profondeur. L’opération dure à peu près 1 heure, donc on peut la lancer avant d’aller se coucher par exemple. Par contre, attention, cette opération radicale pour effacer les soucis de marquage, vignettage, bruit trop important, lisse l’image et dégrade fortement le pique durant plusieurs heures, voire deux jours. Il faudra attendre un bon moment pour retrouver une image nette, précise et de très bonne qualité. Donc, cette opération n’est à faire qu’en dernier recourt, si les petits cycles automatiques n’ont pas suffit pour corriger un marquage. Evidemment, au bout de deux jours, toute la qualité de l’image est restituée, mais vous voilà avertis. Pour ma part, je conseille d’en faire un au bout d’une semaine, car le premier est important, et nettoie bien la dalle, mais ensuite il vaut mieux laisser le téléviseur gérer ça, sauf si vous constatez trop de bruit ou un marquage qui ne part pas. Bref, le mieux c’est de laisser le temps faire son oeuvre…

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Pour résumer, un peu déçu de la qualité des chaines TV, surtout lors des premiers jours. Par la suite, cela s’est amélioré, mais il reste un réel souci d’artefacts autour des personnes et objets. En passant par ma Box TV Orange, la qualité des chaines est meilleure, mais même comme ça, les artefacts sont toujours présents. Le EF950V donnait de meilleurs résultats, donc LG va sûrement proposer un firmware pour améliorer ça. Cela dit, rien de catastrophique non plus, les programmes HD offrent une belle image sur les programmes d’excellente qualité ou les gros plans et l’image reste précise dans les mouvements, ce qui est assez rare et très appréciable avec le sport et plus particulièrement le Foot en cette période d’Euro 2016.

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Avec les programmes HD de bonne qualité, l’image est tout de même très belle, surtout sur les gros plans. !

Il manque toutefois un excellent réducteur de bruit, comme le Digital Clean View de Samsung. Peut-être qu’en utilisant un petit bottier externe qui propose un excellent traitement vidéo on peut avoir de très bons résultats avec les Box TV. Quoi qu’il en soit, l’OLED est bien plus performant avec le Blu-ray 1080p et UHD …

L’OLED un téléviseur de rêve pour tous cinéphiles !

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De ce côté-là, rien à dire, la magie opère. Quelle classe, quel spectacle, quel bonheur de visionner un film sur un téléviseur comme l’OLED65E6V ! On ne s’en lasse pas de revoir ses films avec une image aussi dynamique, aussi précise, un piqué somptueux, une texture très riche, on redécouvre clairement certains passages de films. Évidemment, les scènes sombres sont à l’honneur, avec une parfaite lisibilité et un contraste impressionnant et cette profondeur du noir qui offrent plus de réalisme et qui changent toute la dynamique et la perception de l’image, des couleurs et des jeux de lumière. Le spectacle est total, l’OLED est fait pour ça, pour les cinéphiles et c’est clairement dans ces conditions qu’on sait pourquoi on a acheté un OLED !

Évidemment, toutes les scènes qui se déroulent de nuit ou dans l’espace prennent une tout autre dimension. J’en ai ressorti tous mes Blu-ray préférés. Quel plaisir de revoir un Batman, un Star Wars, un Tron, un Terrence Mallick ou un Prometheus sur l’OLED ! Quand on a goûté à cette image, avec une lumière à la fois intense et diffuse, plus douce que celle des diodes LED et surtout une parfaite homogénéité, une parfaite répartition de la lumière sur toute la surface de la dalle ce qui ouvre totalement le champ de vision et donne l’impression d’une image plus grande avec plus d’immersion. La colorimétrie est également parfaitement homogène sur toute la surface de la dalle, et croyez-moi cela se ressent nettement !

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Si l’OLED E6V propose un uspcaling pour le moment légerement moins efficace que celui du EF950V, il est tout de même capable d’upscaler un Blu-ray 1080p pour offrir une belle image, mais on peut aller bien plus loin et terme de précision, relief et profondeur de champ avec un lecteur Blu-ray doté d’un upscaling 2160p de qualité comme l’OPPO BDP-103EU, l’OPPO BDT101CI ou le Pioneer BDP-LX58. Pour ma part, j’ai évidemment surtout utilisé l’excellent lecteur Blu-ray UHD Panasonic DMP-UB900 qui, lui aussi, propose un uspcaling UHD très impressionnant. Probablement le plus performant que j’ai pu tester à ce jour, car avec certains Blu-ray 1080p d’excellente qualité, l’image obtenue est vraiment surprenante, proche de l’Ultra HD natif ! Ce lecteur affiche légèrement plus de bruit que l’OPPO, mais dispose d’un traitement vidéo très complet, efficace avec un réducteur de ringing (double contour) et surtout un uspcaling UHD en 4:4:4 12 bits redoutable. Par contre, sur l’OLED son Chroma Upsampling 4:4:4 a parfois tendance à un peu trop saturer les teintes de peau.

Contraste et lisibilité dans le voisinage du noir

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Évidemment, avec l’OLED, plus la peine de mesurer le contraste ou la profondeur des noirs, c’est la perfection absolue avec des noirs à 0 cd/m² et un ratio contraste infini. Cette perfection à elle seule a valu toute la réputation de l’OLED, car il est vrai qu’avec un tel contraste, tout est mieux que ce soit la dynamique de l’image,le rendu HDR, les couleurs plus vives et intenses. Évidemment, encore une fois, je me suis jeté sur des films comme Interstellar ou Star Wars 7 pour revoir les scènes dans l’espace qui sont vraiment incroyables ! On voit deux fois plus d’étoiles que sur un TV LED et en plus ces étoiles brillent de mille feux sur un fond spatial totalement noir, la classe absolue !

Cela dit, offrir des noirs profonds c’est une chose, encore faut-il que les scènes sombres soient lisibles, que les noirs ne soient pas bouchés. Jusqu’ici, les OLED que j’avais testés affichaient des noirs bouchés, surtout sur les bords des dalles incurvées. L’an dernier, j’avais eu la chance de tomber sur un EF950V parfait, mais apparemment ce n’était pas le cas de tout le monde, puisque de nombreuses personnes se plaignaient de noir bouché. Apparemment, ce serait l’un des soucis que LG aurait corrigé cette année. Apparemment, les OLED de 2016 ne devraient plus proposer de noirs bouchés. LG a même légèrement éclairci les deux côtés de la dalle pour améliorer la lisibilité. D’ailleurs, on peut le voir sur cette mire, les bords affichent même de petits traits. Si les traits ne sont pas visibles dans un film, lors de certaines scènes, on peut les voir. Sur certains films les côtés plus clairs étaient même trop visibles, et impossibles de corriger le problème sous peine de boucher les noirs.

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Sur cette capture,on voit bien les bords de la dalle légerement plus clairs. Les premiers jours on voyait également un peu de vignettage (traits sombres sur la dalle) y compris lors de certains passages dans les films,mais cela à totalement disparu.

Je dois avouer qu’au départ, j’ai eu une petite frayeur, car ma dalle affichait des noirs bouchés, que je n’arrivais pas à corriger avec la mire de clipping. Par la suite, j’ai compris qu’il valait mieux laisser cette mire et affiner les réglages à l’œil. À vrai dire, je pense qu’il y a un souci de dématriçage avec les images lues via USB, donc attention si vous calibrez votre TV avec des mires lues via USB. Au final, les noirs sont parfaitement lisibles ! Il suffit de visionner une scène de Prometheus qui se déroule dans l’espace pour constater qu’il y a même plus de lisibilité que sur le EF950V de 2015.

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Autre amélioration, les scènes sombres affichent moins de postérisation que l’an dernier. Mon EF950V offrait déjà de bons résultats, au-dessus de la majorité des EF950V, mais malgré ça, je constate tout de même une amélioration sur le E6V. Cette postérisation n’a pas disparu, ce n’est pas au niveau du traitement vidéo (système de gradation) du processeur HCX de Panasonic, surtout avec les vidéos compressées, voire même sur certains passages en HDR, mais la gradation est meilleure cette année. Attention toutefois, car certains réglages peuvent entraîner une forte postérisation et du métamérisme, mais j’y reviens dans le chapitre sur la colorimétrie.

Homogénéité et angle de vision

Les angles de vision font parti des gros avantages de la technologie OLED, surtout en terme de contraste. En effet, sans rétroéclairage, mais une technologie émissive comme l’était le Plasma, il n’y a aucune perte de contraste quelque soit la position du spectateur. C’est évidemment un gros avantage pour les familles nombreuses ou quand on reçoit des invités. Les angles de visions sont parfaits, aucune perte de contraste ou de vivacité des couleurs, même assis complètement sur le côté. Par contre, les couleurs changent un tout petit peu, avec une petite dérive bleue, une image plus froide, mais sans perte de contraste cela ne se voit pas beaucoup. Je suis même persuadé que peu de gens l’ont remarqué, y compris les possesseurs d’OLED.

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Pour ceux qui ont suivi l’évolution des TV OLED et lu différents tests sur HDfever ou ailleurs, vous savez que le souci principal vient d’un phénomène appelé « vignettage » (des sortes de rayures sur les images sombres et un fort DSE (Dirty Screen Effect : effet d’écran sale). Pour le DSE, sur mon modèle de test je n’ai rien constaté et ça, c’est une bonne nouvelle,car le DSE a tendance à dégrader la précision de l’image et se voit pas mal lors des travellings.

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Quelques traces de vignettage : capture 1er jour, mire 5% avec luminosité augmentée,temps de pause allongé

Concernant le vignettage, LG avait déjà fait de beaux progrès l’an dernier sur le EF950V, car les premiers EG960V étaient assez touchés. Le EF950V que j’avais testé était quasi-parfait, et je constate que mon modèle de test n’est que trés peu touché comparé aux premiers OLED que j’avais testé. Cela dit, si le vignettage est insignifiant, les premiers jours mon OLED65E6V de test affichait un Banding visible sur le côté gauche qui se voyait même pendant les films, surtout en HDR.

Mais l’excellente nouvelle vient du fait que même avec une dalle présentant un banding visible en sortie de carton, le rodage et les cycles ont permis de l’effacer au point que je ne le vois plus pendant les films (ou vraiment lors de très rares scènes, surtout avec les contenus compressés), et absolument pas pendant les matchs de Foot. Et ça, c’est très encourageant, car forcément l’homogénéité des dalles est variable, certaines seront parfaites, d’autres un peu moins, mais si les cycles corrigent ce souci, alors je pense qu’il n’y aura presque plus de soucis de banding ou vignettage sur les OLED 2016. Forcément, il restera quelques cas isolés, mais je suis assez confiant, l’avenir nous dira si LG a réellement maîtrisé ce souci.

Homogénéité mire de gris 10%

Capture au bout d’une semaine. Le vignettage se nettoie bien, mais tout comme le bruit, il revient, puis les cycles nettoient à nouveau la dalle jusqu’à que tout se stabilise plus ou moins.

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Répartition de la lumiere

Quant à l’homogénéité, elle était déjà excellente sur le EF950V,elle est encore meilleure cette année sur le E6V, quasiment parfaite ! Sur ce point, même le DX900 qui reste le TV LED le plus homogène en terme de colorimétrie, ne rivalise pas avec mon OLED de test. La luminosité est la même sur toute la surface de l’écran, ce qui agrandit le champ de vision, contrairement à un TV LED sur lequel la luminosité est forte au centre, mais plus faible sur les bords ce qui restreint un peu le champ de vision (logique). Mais le plus intéressant, vient de la colorimétrie, en effet, nous avons mesuré les écarts de couleur en Delta E sur toute la surface de la dalle du 65E6V. À part un endroit sur le coin bas à droite, le Delta E reste inférieur à 3 sur 80% de la surface, et même proche des 1 sur plus de la moitié de l’écran. Cela permet d’avoir la même colorimétrie sur toute la surface et forcément cela renforce les bienfaits de la calibration.

OLED LG

Mesure d’homogénéité de la colorimétrie en Delta E

Pour comparer avec les LED, nous avons fait les mêmes mesures sur un Panasonic 65DX900, 50DX750, Samsung 55KS7500 et LG 65EF950V, et le constat est sans appel avec un Delta E qui peut dépasser les 8 à certains endroits. Seul le DX900 s’en sort très bien pour un TV LED. Du coup la colorimétrie varie sur toute la surface de la dalle et on perd un peu les bénéfices d’une calibration. C’est en grande partie ce qui fait que l’OLED offre une meilleure colorimétrie que les TV LED.


Fluidité, TruMotion, Inputlag et rémanence

Si le TruMotion est assez similaire à l’an dernier, il faut surtout souligner les progrès réalisés depuis le premier OLED. En effet, l’image en mouvement est bien plus précise qu’avant, car malgré un temps de rémanence quasi nul sur l’OLED, les premiers OLED de 2013 et 2014 affichaient une image en mouvement un peu floue. Je peux même dire que dorénavant, c’est l’une des images les plus précises en mouvement avec celle des TV Samsung et c’est vraiment appréciable que ce soit avec le sport, les films ou les jeux. Il reste encore une petite marge de progression, car logiquement avec 0.3ms de temps de rémanence ça devrait être la perfection absolue. Cela dit, j’ai bien peur que si LG utilisait un système d’affichage BFI (Black Frame Insertion pour améliorer la précision), l’image scintillerait trop et manquerait de fluidité dans les travellings. En effet, sans compensation de mouvement, l’image de l’OLED scintille plus que celle d’un TV LED. Sur le Panasonic DX750 je peux clairement me passer de Motion avec le Blu-ray, alors qu’avec l’OLED non, l’image scintille trop et manque de fluidité dans les travellings. Cela dit, l’IFC de Panasonic est l’un de ses défauts, alors que TruMotion est l’un des atouts des TV OLED de LG.

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En terme de fluidité, le TruMotion est également l’un des plus efficace de sa génération, surtout une fois bien réglé en mode Utilisateur ! Avec les contenus 24p, une fois bien réglé, c’est vraiment très bon, aucune saccade, aucun artefact autour des objets en mouvement, le rendu est assez naturel, l’effet caméscope très contenu. Par contre, en 24p, si on veut garder un rendu naturel, typé cinéma, il ne faut pas dépasser +3 et à ce niveau il reste un léger scintillement. On peut l’éliminer en montant à +4 voire plus, pour avoir une fluidité parfaite, sans scintillement, mais le rendu devient un peu typé caméscope et des artefacts autour des objets en mouvement vont commencer à apparaître. En revanche, l’image scintille bien moins avec les contenus à 50 ou 60 im/s,avec lesquels on peut aisément laisser à 2 ou +3. Chacun réglera le TruMotion en fonction de ses goûts, puisque certains aiment le rendu caméscope, d’autres non, et certains sont plus sensibles au scintillement que d’autres…

Pour moi, le Motionflow de Sony reste la référence en terme de fluidité, mais affiche moins de précision dans les mouvements. Franchement, ce TruMotion commence à être vraiment intéressant et efficace. Par contre, encore une fois, comme chez tous les fabricants, je constate que le TruMotion rencontre plus de difficultés avec le Blu-ray UHD, avec quelques saccades lors des travellings rapides, voire même lors de certaines scènes d’action. Autre secteur sur lequel le TruMotion de LG reste perfectible, les chaines TV, surtout si on utilise une box TV externe. En effet, après analyse de l’EDID, on constate que ce téléviseur est surtout efficace en 60Hz. Avec les chaines TV en 50 Hz, on observe quelques légers décrochages lors des travellings verticaux, mais dans l’ensemble le TruMotion est tout de même très performant. Il faut être très regardant pour remarquer ces défauts. La grande majorité des utilisateurs seront très satisfaits.

J’ai pu lire que certains aimeraient que LG intègre un affichage BFI, mais l’OLED n’est pas assez lumineux pour ça. Quand on voit qu’un téléviseur comme le Sony X94C qui affiche une luminosité maximum de 850 cd/m² chute à moins de 100 cd/m² en mode BFI, je vous laisse imaginer un OLED. De plus, en BFI le scintillement est accentué et comme il est déjà plus visible sur l’OLED que les LED.

Crysis

Enfin, l’inputlag a été mesuré à 34,6 ms en mode Jeu cette année, avec la méthode Leo Bodnar, ce qui est une belle progression. Au final, avec un inputlag réduit et une image précise dans les mouvements, ce téléviseur est vraiment excellent avec les jeux. Seul bémol, l’ABL qui peut réduire la luminosité de certains jeux, comme les jeux de Hockey sur Glace, sport de neige,etc. D’autre part, l’upscaling UHD entraîne un peu d’alliasing et avec le TruMotion activé, l’inputlag monte à 115 ms environ, ce qui est clairement injouable pour moi.

La plus belle expérience 3D que j’ai pu voir !

J’avais encore en souvenir la claque que j’avais prise lorsque j’avais regardé Gravity 3D sur le EF950V ! J’étais donc très pressé de redécouvrir cette expérience 3D vraiment exceptionnelle ! Un ghosting quasi invisible,si ce n’est sur les menus des Blu-ray ou tout légèrement lorsqu’un objet lumineux se trouve sur fond noir, mais c’est vraiment pour chipoter, car ce ghosting se fait clairement oublier tellement il est insignifiant. Non, la première chose qu’on remarque, c’est surtout ce confort très appréciable qu’offre la 3D passive, plus fluide, plus lumineuse, sans flickering comme avec la 3D active, et un effet de profondeur et de jaillissement impressionnant ! Avec les TV 1080p, je regrettais une perte de définition, mais sur les TV UHD la 3D passive offre une image ultra précise, aussi précise que la 3D active, mais avec une bien meilleure qualité stéréoscopique.

Réglages 3D

Si on rajoute à ça le contraste énorme de l’OLED, alors l’expérience 3D est vraiment parfaite. J’espère vraiment que LG ne fera pas l’erreur de certains fabricants en abandonnant la 3D,car c’est l’un des nombreux atouts de l’OLED. Mes enfants ont vraiment adoré regarder les quelques films d’animation en 3D. Et pour ma part, c’est Tron en 3D (fabuleux sur l’OLED avec ces images contrastées) ou les scènes se déroulant dans l’espace qu’il me tardait de revoir. Avec ce noir si parfait et cette 3D si immersive, on a clairement la sensation d’être réellement dans l’espace. J’ai pu regarder un documentaire de la NASA en 3D, quelle merveille ! Encore un coup à ressortir tous ses meilleurs Blu-ray 3D.

Je vous passe les possibilités de conversion 2D/3D, une fonction avec laquelle on s’amuse quelques jours, puis on finit par ne plus l’utiliser du tout, surtout qu’elle n’est pas fonctionnelle avec les contenus UHD. LG propose tout un tas de réglages 3D pour régler la parallaxe, puissance du relief, sens de lecture, etc.Je note tout de même qu,encore une fois, j’ai constaté un peu de bruit vidéo dans certaines scenes,surtout en utilisant le lecteur Panasonic. Avec la 3D, le brui est assez gênant, donc j’ai dû activé le réducteur de bruit qui a donné d’excellents résultat avec une 3D bien plus agréable,propre, sans perdre en précision, ni relief.

Une superbe colorimétrie, mais quelques soucis rencontrés…

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Comme d’habitude, Cédric et moi, avons utilisé des appareils de mesures professionnels pour plus de fiabilité, comme un spectrophotomètre Klein K10-A, un spectroradiomètre JETI, les générateurs de mires 4K et HDR DVDO et Murideo Six-G et le logiciel Calman Spectracal Ultimate sous licence THX et ISF. Surtout que l’OLED n’est pas si simple à calibrer. D’une part, il faut corriger le point blanc pour rattraper cette teinte verte par défaut, mais en plus nous avons rencontré quelques soucis de métamérisme et postérisation, notamment avec la Balance des Blancs 20P, un problème que nous n’avions pas rencontré lors du calibrage du EF950V. Du coup, nous avons dû optimiser du mieux possible la Balance des Blancs 2P. On peut voir ci-dessous que lorsque le bug se manifeste, cela se voit même sur la page d’accueil du lecteur Blu-ray. Par contre,je ne suis pas certains que tout le monde se rende compte de ce bug qui reste assez discret dans les films.

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A gauche, après avoir calibré la Balance des Blancs 20P on observe de la postérisation et du métamérisme très marqué ! Au droite,avec uniquement la Balance des Blancs 2P aucun souci !

Image avec postérisation et matémérisme en calibrant avec la BDP 20P

Image avec postérisation et matémérisme en calibrant avec la BDP 20P

CorrectioPostérisation corrigé, en calibrant uniquement avec la BDB 2P. En clair, BDP 20P inutilisable avec ce modèle !n Postérisation

Postérisation corrigé, en calibrant uniquement avec la BDB 2P. En clair, BDP 20P inutilisable avec ce modèle !

Enfin, à cause de ce spectre en retrait sur le rouge, le calibrage du rouge et des teintes de peau est très compliqué. Il est même impossible d’avoir des résultats parfaits. Apparemment, plus les TV proposeront des gamut très larges pour couvrir le DCI ou le Rec.2020, plus on rencontrera de problèmes colorimétriques et de directivité. D’ailleurs, les TV à base de Q.DOT ne sont pas épargnées par ce genre de soucis, comme nous avons pu le voir lors du test du Samsung KS7500. Ces problèmes de teinte de peau sont plus visibles avec le lecteur Panasonic que l’OPPO, ou le Sony BDP-S7200 et plus en 4:4:4 qu’en 4:2:0. Il est possible que cela vienne du Chroma Upsampling pourtant très efficace sur certains TV. Bref, revenons d’abord sur le calibrage en Rec.709 pour le Blu-ray.

Color Checker Avant

Deta E Color Checker Avant

Le LG OLED65E6V propose deux modes ISF (un pour les salles obscures, l’autre pour la journée ou les salles éclairées) censés se rapprocher des standards du cinéma, soit une température 6500K, un blanc D65, un gamma compris entre 2.4 et 2.2. Malheureusement, ces deux modes ne sont pas très justes en sortie de carton avec une image qui tire trop sur le vert avec des Delta E pouvant atteindre 6 sur certains paliers.

BDB Avant IRE BDB Avant Grayscale avant calibrage LG

C’est bien mieux du côté de l’espace couleur Rec.709 qui affiche un Delta E moyen de 2, mais le Color Checker nous apprend que les plus grosses dérives se situent dans les teintes rouge et orange, donc visible sur les teintes de peau, des couleurs souvent un peu trop saturées à l’écran. Le plus étonnant, c’est que j’ai remarqué que l’OLED E6V affichait parfois des couleurs trop saturées avec les signaux YCbCr 4:4:4, alors que les couleurs étaient plus naturelles en YCbCr 4:2:2 ou mieux en 4:2:0, que ce soit avec le BR 1080p ou le BR UHD, mais ça dépend des films.

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Mad Max en HDR met trop en avant ce soucis de saturation dans les teintes de peau, ou les rouges,surtout en sortant en 4:4:4 avec le Panasonic UB900

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Certains films affichent de superbes couleurs très naturelles, d’autres (surtout en HDR) comme Mad Max ou Seul sur Mars sont plus problématique, probablement à cause de leur teinte rouge assez saturée. Dommage, car le Panasonic UB900 propose un excellent Chroma Upsampling en 4:4:4, mais au final j’ai préféré la sortie en 4:2:2 (il est impossible de sortir en 2160p 4:2:0 avec ce lecteur).

CIE Avant CIE Deta E Avant Gamma Avant

Un calibrage est donc nécessaire, voire indispensable, pour profiter pleinement de ce téléviseur. Il est également essentiel de bien régler le lecteur, car les réglages vont avoir une influence importante sur la qualité de l’image, que ce soit en terme de précision, bruit, ou colorimétrie. En effet, un bon réglage du contraste, luminosité et échelle de gris permet de réduire la postérisation et le bruit. De plus, il est important de bien contrôler visuellement après calibrage,car bien souvent il faut optimiser les réglages à l’œil. Par exemple, les soucis de postérisation avec la BDB 20P ne se voyaient pas sur les mires, mais étaient flagrants dans les films. Autre exemple, la mire de clipping du noir pour régler la luminosité, nous dit de régler cette luminosité à 62, alors que lorsqu’on contrôle durant un film, le noir est grisâtre, il faut baisser à 55 pour diminuer le bruit, afficher un noir plus profond, effacer les bords trop clairs, tout en gardant une parfaite lisibilité dans les scènes sombres. Ces différences d’affichages entre les mires et les films est assez étrange, surtout que j’ai constaté des soucis de dématriçage (les plages 0-255 / 16-235 ne correspondaient pas avec le bon niveau de noir) en lisant les mires via USB. Est-ce en rapport ? Mystère, j’essaierai d’en savoir plus en faisant d’autres tests plus tard…

Quoiqu’il en soit, il serait dommage d’acheter un téléviseur aussi haut de gamme et ne pas faire de calibrage dans les règles de l’art, surtout que le E6V propose des réglages très avancés avec un CMS (Color Management System) sur 3 axes pour calibrer les couleurs primaires et secondaires (teinte, luminance et saturation), un réglage de gamma, et une Balance des Blancs 2P et 20P (20 points avec des paliers de 5%), mais pas d’éditeur de gamma. Après calibrage en Rec.709, et quelques réglages sur le lecteur, nous arrivons à un résultat quasi parfait, une colorimétrie excellente et naturelle. Seuls les teintes de peau et le rouge ont été impossibles à régler avec précision.

Précision importante : je vous donne mes réglages surtout pour expliquer les réglages, mais chaque TV à sa propre colorimétrie, donc il est préférable de faire calibrer votre TV,  surtout que nous avons tous des attentes différentes en terme de luminosité, fluidité, etc. Ce calibrage a été effectué en Rec.709, donc pour le Blu-ray ou vidéos 1080p, mais en entrant en 2160p dans le téléviseur  avec des sources entrantes en 2160p, donc soit pour des contenus UHD natif, soit en faisant l’upscaling depuis le lecteur Blu-ray. Si vous rentrez en 1080p, il se peut que la colorimétrie ne soit pas exactement pareille.Enfin, les standards colorimétriques du cinéma ne sont pas aimé de tous, certains jugent l’image trop chaude.

Réglage pour visionner des films en salle obscure (Blu-ray, MKV, etc)

Important : avant d’effectuer les réglages, n’oubliez pas de mettre le Format Image sur Analyse Seule pour avoir l’image la plus précise possible.

Mode ISF Sombre

  • Lumière OLED : 36 pour un pic lumineux à 125 cd/m², une valeur recommandé par l’ISF, mais c’est tout de même un peu sombre. L’OLED permet d’augmenter la dynamique sans dégrader le noir. Cela dit, plus vous montez ce réglage, plus le bruit sera visible.Pour ma part je règle sur 50.
  • Contraste : 76 (au-delà on peut observer de clipping dans les blancs (une petite dérive colorimétrique, souvent rosée)
  • Luminosité : 55 (pour une parfaite lisibilité des noirs, tout en conservant un noir dense et en réduisant le bruit. Plus vous augmentez la lisibilité des noirs, plus le bruits sera visible)
  • Netteté H & V : 10, c’est le niveau neutre, mais si vous n’activez aucun traitement vidéo sur le lecteur ou éventuel scaler externe on peut relever ce niveau de netteté jusqu’à 30, mais cela dépend de la qualité de la source, plus elle sera bonne plus on peut monter la netteté (avec un contenu UHD on peut aller jusqu’à 35) , plus l’image sera bruitée, plus vous accentuerez ce bruit avec même l’apparition d’artefacts. En général, 25 est une valeur passe-partout. C’est probablement le filtre le plus efficace du TV. Il accentue un peu les contours, donc attention de ne pas trop le pousser pour ne pas avoir de double contour (ringing) ou image qui scintille (par exemple sur les cheveux, barbes, chemises rayées, etc.).
    Couleur : 50 (inutile d’augmenter cette valeur,surtout avec les soucis de saturation dans les teintes de peau. Pour ma part,il m’arrive même de baisser à 45 avec certains films )
    Teinte : 0 (parfaitement équilibré par défaut)

Contrôle Expert

  • Contraste Dynamique : désactivé (même avec l’OLED, le contraste dynamique dérègle le gamma en « S » et donc on perd des nuances au niveau de l’échelle de gris et surtout avec un tel contraste natif, il n’a pas trop d’intérêt à part si la vidéo est terne. Cela dit,en HDR ça peut donner de bons résultats si l’image est trop sombre)
  • Résolution élevée : Faible (ce paramètre exploite un algorithme qui accentue les détails de l’image. Attention tout de même. Autant il peut être efficace avec les contenus de qualité,surtout avec le BR UHD, autant avec les contenus de qualité moyenne il a tendance à engendrer du bruit et un effet « chair de poule » sur les visages. L’image de l’OLED est déjà un peu sensible aux bruit et fourmillement, donc attention avec ce filtre.
  • Gamme de couleurs : Normale (le mode standard est basé sur le gamut Rec.709 utilisé par le Blu-ray et les chaines HD, les modes « étendu » exploitent tout l’espace couleur dont sont capables d’offrir les panneaux OLED de LG en 2016 (Wide Gamut). Le,mode étendu est déconseillé avec les Blu-ray, mais peut donner de bons résultats avec les chaînes TV.
  • Filtre couleur : désactiver (une petit option pour calibrer le TV à l’œil, avec des lunettes avec filtres de couleurs, dont on n’a pas besoin si on travaille avec une sonde professionnelle).
  • Amélioration des contours : désactivé (il ne dégrade pas l’image,mais à vrai dire je ne constate aucune action, aucun changement de l’image avec ce filtre activé).
  • Gamma : 2.4 (nous sommes partis d’un gamma 2.4, qui est adapté à un environnement obscur, le 2.2 est adapté à un environnement éclairé, et le BT.1886 suit une courbe descendante pour déboucher les noirs. Le Blu-ray 1080p utilise un gamma BT.1886 par défaut, mais vu que le E6V est parfaitement lisible dans le noir, nous sommes resté sur un gamma 2.4 linéaire.
  • Balance des Blancs : Température de couleur sur Effet2 et Méthode IRE à 20 points (permets de calibrer l’échelle de gris par palier de 5%, un IRE10P utilise des paliers de 10%, un IRE 2P ne permet de régler que 2 paliers, les basses et hautes luminosités).Comme déjà précisé, le mode 20P est bugué. Il faudra voir si tous les E6V sont touchés, mais pour le moment je déconseille son  utilisation. Il faudra donc faire du mieux que possible avec la BDP 2P. Pur ma part,j’ai utilisé ces réglages, mais chaque OLED doit être calibré, il est peu probable que ces réglages soient les mêmes sur tous les E6V…
    • Point Faible : Rouge +12 / Vert 0 / Bleu 0
    • Point Élevé : Rouge -16 / Vert -29/ Bleu +16
  • Système de gestion des couleurs (réglage du gamut Rec.709) :
    • Bleu : 2 / 10 / -6
    • Rouge : -2/4/-1
    • Vert : 4/6/2
    • Cyan : 0/-3/0
    • Jaune : 1/5/1
    • Magenta : 0/1/-1
  • Réducteur de Bruit & Réducteur de bruit MPEG : Désactivé (ces filtres réduisent le bruit, mais floutent un peu l’image. Le réducteur de bruit MPEG est clairement déconseillé avec les Blu-ray 1080p,UHD ou vidéos HD, car il sert à gommer les artefacts de compression MPEG et détruit le piqué. et la texture de l’image. En revanche, le Réducteur de Bruit gomme les fourmillements parfois visibles sur certains Blu-ray,ou lecteur qui affichent un peu de bruit résiduel. Ce filtre peut donner de très bons résultats avec certains films, y compris avec certains rendus HDR bruités,ou même en 3D. Comme je l’évoque tout au long de ce test,l’OLED est assez sensible au bruit, donc ce filtre est parfois utile, mais il vaut mieux le mettre sur Léger ou Auto pour ne pas  trop lisser l’image. Pour ceux qui les utilisent, certains lecteurs ou scalers proposent des réducteurs de bruit moins destructeurs que ceux du EF950V).
  • Niveau de noir : Faible (si vous utilisez le mode RGB 0-255, alors il faudra mettre ce réglage sur élevé, mais il faudra refaire complètement la calibration. Toutefois, l’OLED et sont contraste infini,permet quelques libertés et essais en tout genre. Pour ma part, je me suis amusé à régler le niveau de noir sur Élevé et baisser la Luminosité pour obtenir un noir profond à partir d’un mauvais dématriçage en quelque sorte. Et bien cela donne un résultat intéressant, encore plus de lisibilité dans le noir, plus de nuances, moins de bruit, mais une image légèrement moins dynamique. On peut rattraper cette perte de dynamique en activant le Contraste Dynamique. Bref, à essayer et à vous de juger  
  • TruMotion : Par expérience, les goûts sont vraiment différents à propos des compensations de mouvement. Certains les activent, d’autres non, certains aiment les images très fluides, typées caméscope, d’autre préfèrent avoir une cadence la plus proche du 24p natif, donc à vous de voir, mais sachez que plus vous augmentez le réglage des saccades, plus ce sera fluide, moins il y aura de scintillement, et plus l’effet caméscope sera prononcé). Plus vous augmenterez la réduction des flous et artefacts de mouvement, moins l’image sera précise dans les mouvements. Pour ma part, je règle le mode Utilisateur sur 3 et 7 avec les films en 24p. Attention à bien contrôler le mode « Cinema Véridique », il doit être activé avec les contenus 24p, et désactivé avec les contenus en 50 et 60 im/s pour avoir la meilleure fluidité possible, la plus naturelle possible et sans artefacts.

CIE Aprés Delta E CIE Aprés

BDB Aprés

Delta E BDB Aprés

Température decouleur Aprés

Color Checker Aprés Delta E ColorChecker Aprés Gamma 2.4 aprés

Luminance Aprés

Résumé Aprés Calibrage

Expérience avec le Blu-ray UHD : un rendu HDR de grande classe !

Encore un secteur sur lequel l’OLED affiche une qualité visuelle tout simplement magnifique ! Alors, certes, la gestion des spécifications UHD n’est pas sans défaut techniquement parlant, mais le plus important reste le rendu visuel. Il reste quelques points à optimiser, mais malgré tout cela reste le plus beau rendu que j’ai pu voir avec le Blu-ray UHD ! Là, pour le coup, plus question d’upscaling et en plus le traitement vidéo LG est très efficace sur du contenu UHD, HDR et Dolby Vision ! 

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En effet, le LG E6V est un téléviseur certifié UHD Premium et LG annonçait une couverture du DCI à 99% avec un pic lumineux à 800 nits. Bien souvent, les annonces sont loin de la réalité, mais je constate tout de même de beaux progrès ! En effet, nous avons mesuré le pic lumineux de 665 nits en mode HDR10 avec une mire de 10%. C’est moins que les 800 nits annoncés, mais cela reste une très belle performance pour de l’OLED. D’ailleurs, que la mire soit à 2%, 10% ou 20%, nous relevons le même pic à 665 nits en moyenne. Par contre, avec une mire de 50% le pic chute à 494 nits et avec une mire plein écran (100%) le pic chute à 131 nits à cause de l’ABL (Auto Bright Limiter). Cet ABL affiche le même pic lumineux sur une mire plein écran, que ce soit en HDR ou SDR.

PIC LUMINEUX HDR LG

L’OLED a l’avantage d’être en mesure d’afficher dans la même image, une lampe torche à 600 nits et un noir à 0 nit, tout en conservant parfaite lisibilité des zones sombres, sans variation de lumière, sans Blooming, sans Clouding. Bref, un rendu HDR très précis et constant qui offre une image très dynamique, homogène et très réaliste. J’ai vraiment été bluffé de voir que sur l’OLED on ressentait l’apport de la technologie HDR ou Dolby Vision sur chaque scène alors que sur les TV LED l’apport du HDR10 se ressent surtout lors des passages très lumineux avec effets spéciaux, explosions, coucher de soleil, etc. Pire, avec les TV Edge LED, le HDR10 n’apporte rien dans les scènes sombres, et a même tendance à griser les noirs et donc dégrader la dynamique des scènes sombres. Avec l’OLED, c’est tout l’inverse, les scènes sombres sont magnifiques, mais les explosions, couchers de soleil ne manquent pas de puissance non plus, car 650 nits c’est tout de même hyper lumineux !

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J’ai encore en mémoire certaines scènes comme le passage de nuit étoilée dans Life of Pi dans lequel il y a deux fois plus d’étoiles que sur la version Blu-ray 1080p, mais en plus ces étoiles brillent beaucoup plus avec un ciel qui reste noir d’encre et la Voie lactée encore plus visible. Une scène d’un réalisme troublant, comme si on regardait un vrai ciel étoilé ! Tout simplement le plus beau rendu HDR10 que j’ai pu voir jusqu’ici ! Dommage qu’il n’y ait pas plus de titres disponibles.

Par contre, les amateurs d’image très lumineuse seront étonnés de constater que l’image en HDR10 est assez sombre sur l’OLED. La seule solution pour avoir une image plus lumineuse en HDR, c’est d’activer le contraste dynamique, car il n’y a aucun réglage de gamma disponible en HDR sur ce téléviseur. Sur les TV LED, ceux qui trouvaient le rendu HDR un peu sombre, pouvaient baisser le gamma. Cela dit, pour moi, un vrai rendu HDR c’est avec des scènes de nuit qui ressemblent à des scènes de nuit et pas à des scènes de jour. LG propose également deux autres modes HDR Lumineux et Dynamique, mais le rendu est trop intense, surexposé, leur utilisation n’est pas conseillée, mais bon à chacun de voir….

En fait, une image HDR ne doit pas être très lumineuse, ce n’est que sa gamme dynamique qui est plus élevée, et uniquement quelques endroits de l’image qui doivent afficher un pic lumineux plus élevé. Le mode HDR10 est pré-calibré avec le réglage de Lumière OLED à fond, mais l’image est faite pour être regardée en salle obscure, donc pas très lumineuse, seules les effets de lumière sont très intenses. Il est vrai que lorsqu’on regarde les mesures HDR sur chaque % de gris, on constate tout de même que les premiers paliers de 0 à 40% sont très sombres. La mire de gris à 30% affiche 10 nits à peine alors que sur le Samsung KS7500 cette même mire affiche déjà 90 nits ! Pourtant, la mire de gris 50% affiche 120 nits et sur le Samsung 145 nits, soit assez proche. En clair,l’image HDR de l’OLED est assez sombre de 0 à 50% de gris et devient lumineuse assez brusquement à partir de 50% jusqu’à 75%.

EOTF HDR LG

Pour rappel, la courbe de luminance HDR10 (courbe de transfert EOTF) est clippée à 75%, puisque normalement la courbe HDR devrait monter à 10 000 nits, mais les TV en sont incapables pour le moment. C’est la raison pour laquelle les mesures affichent le même pic lumineux à 650 nits de 75% à 100%.

Life of Pi capture LG E6V

L’Ultra HD Blu-ray Life of Pi offre une texture riche et précise,des détails à foison, un rendu HDR10 de qualité, des scenes de nuit magiques, un spectacle époustouflant durant plus de 2 heures sur l’OLED65E6V !

Pour revenir aux Blu-ray UHD, inutile de préciser que l’image affiche un piqué et une texture exceptionnels ! La différence entre un Blu-ray 1080p et un Blu-ray UHD de qualité saute aux yeux, elle est encore plus visible sur un OLED que sur un LED. L’image est nette, ultra précise, affiche un relief et une profondeur de champs très puissants. Avec les TV UHD Samsung, c’est l’image UHD la plus précise que j’ai pu voir. Si on rajoute à ça l’expérience HDR de bien meilleure qualité que sur les TV LED, le spectacle est total et absolument splendide !

Pas d’ombre au tableau ? Malheureusement si ! Le premier petit reproche vient encore une fois de la présence de bruit plus marqué que sur les TV LED et surtout visible dans les scènes HDR très lumineuses. Déjà que certains Blu-ray UHD affichent du bruit dans les zones lumineuses, surtout lorsqu’il s’agit de Master issus de captations argentiques (surtout avec pellicule 35mm), alors sur l’OLED c’est encore plus visible. Certains films assez anciens, dont le Master a pourtant été refait en 4K, affichent énormément de bruit et grain pelliculaire. C’est le cas d’indépendance Days par exemple. Mais cela dépend, certains films UHD de qualité, comme Kingman, The Revenant ou Life Of Pi, ou La 5emeVague,  l’image est splendide et très propre et d’une grande précision .

GAMUT DCI P3 LG

Autre souci, la colorimétrie. L’espace couleur est effectivement plus large cette année avec 94% du DCI. En toute franchise, le souci ne vient pas de là, car bien calibré, difficile de voir une différence entre un DCI à 94% et 99%. La justesse des couleurs est plus importante que la couverture de l’espace couleur. La plupart des Blu-ray UHD offrent une très belle colorimétrie, très bien réglée par défaut, avec des couleurs très riches, mais sur quelques passages, certains Blu-ray UHD ont tendance à afficher des couleurs un peu saturées, surtout en sortie YCbCr 4:4:4. En sortant YCbCr 4:2:2, comme déjà précisé, on peut avoir de meilleurs résultats, même si normalement on devrait conserver le flux BT.2020 tel quel. Cependant, le E6V ferait un mapping du Rec.2020 en DCI/P3, alors que normalement il devrait afficher du BT.2020 comme la plupart des TV UHD. Apparemment LG serait au courant d’après mes confrères de HDTVtest et pour tout vous dire, visuellement ça ne se voit pas vraiment, notre œil est plus sensible à l’échelle de gris, et de ce côté là le mode HDR est bien calibré.

Et heureusement, car en HDR les réglages colorimétriques sont très limités. On peut corriger l’espace couleur, mais aucune Balance des Blancs n’est proposée, ni d’éditeur de gamma, ni même le choix du gamma qui est forcé en 2.2. On trouve bien une sorte de Balance des Blancs sur 1 point, très curieuse, qui permet de corriger plusieurs paliers de luminance, mais au final, nous n’avons rien pu en tirer. Bref, il faudra donc faire avec le calibrage par défaut en HDR, mais par chance, la balance des blancs est très juste en mode HDR Standard par défaut. Évidemment, on peut tout de même régler le contraste, la luminosité, la netteté, accentuer les détails, calibrer l’espace couleur DCI, etc.

grayscale HDR LG

Je ne serais pas complet sans parler de la compatibilité Dolby Vision. Malheureusement, à part quelques démos absolurent incroyables et Marco Polo sur Netflix, pas grand chose à se mettre sous la dent. Concernant les démos Dolby Vision, je n’avais tout simplement jamais vu une telle image sur un téléviseur, même les meilleures démos en HDR10 paraissent assez banales à côtés du rendu Dolby Vision ! On voit clairement que cela été capté en Dolby Vision natif,et qu’il ne s’agit pas de conversion SDR/HDR. Le rendu est bien plus réaliste avec des reflets très naturelle, une dynamique parfaitement équilibrée, mais aussi des effets de lumière puissants et surtout une colorimétrie proche de la perfection,  A voir le rendu de ces démos, il ne me tarde qu’une chose, voir un film en Dolby Vision!  Tout bonnement stupéfiant ! Je n’ai pu tester qu’un seul film en Dolby Vision, et encore sur Netflix avec Marco Polo. Malheureusement, rien à voir avec les démos..

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L’inconvénient, c’est que le rendu Dolby Vision de Marco Polo est assez soft, l’avantage, c’est que j’ai aussi regardé ce film en HDR, ce qui m’a permis de comparer. La première chose qui saute aux yeux, c’est la justesse colorimétrique qui semble bien meilleure en Dolby Vision qu’en HDR10. Apparemment, ce serait grâce aux métadonnées dynamiques, mais surtout quelle dynamique de fou ! L’image est deux fois plus réaliste et de bien meilleure qualité en Dolby Vision qu’en HDR10. Le rendu est très beau, avec une image très équilibrée niveau luminosité, couleur et effets lumineux, mais je n’ai pas vu de scène bluffante, avec des pics lumineux très intenses, trop de scenes se déroulent à l’intérieur, mais Marco Polo en version HDR10 n’est pas non plus très démonstratif. Là aussi,on trouve trois modes Dolby Vision, un « Normal », un « Lumineux » et un « Dynamique ».

Conclusion

Que cela va être difficile encore une fois de donner une note à ce téléviseur capable d’offrir un spectacle tellement impressionnant, d’offrir une telle magie avec les films 1080p ou UHD, une image comme aucun autre téléviseur n’est capable de délivrer en terme de contraste, dynamique, et qualité des scenes sombres ! Jamais un téléviseur en m’avait donné autant envie de regarder film sur film, avaler les Blu-ray, ressortir mes Blu-ray 3D que je en regarde pourtant plus depuis un moment. Jamais un téléviseur ne m’avait offert un tel rendu HDR, autant transcendé le Blu-ray UHD à part peut-être le Panasonic DX900,plus puissant en luminosité, mais des scenes sombres moins belles. Que de plaisir et de moments forts en émotion. Franchement, l’OLED est une technologie merveilleuse, faite pour les cinéphiles, pour ceux qui aiment le cinéma, les belles images contrastées, dynamiques, dotées d’une texture riche. Une image faite pour ceux qui aiment se plonger dans les films en une salle obscure. Ce serait décevant de ne pas lui mettre un Award Reference, voire un sacrilège que de lui mettre 4 étoiles sur 5.

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Et pourtant, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il s’agit d’un téléviseur vendu entre 6000 et 7000 €, une sacrée somme qui devrait nous permettre de posséder LE téléviseur ultime, un TV performant avec tous types de contenus, sans problème important, sans bugs…Bref, un TV parfait ! Et donc, je ne peux m’empêcher de me dire que pour 7000 €, il est difficilement acceptable de trouver un upscaling aussi perfectible, voire presque mauvais avec certains contenus. Il est difficilement acceptable d’avoir un tel rendu avec les chaines TV sur un téléviseur aussi haut de gamme, alors que même les chaînes HD n’offrent pas une qualité optimale. C’est d’autant plus décevant que le EF950V testé il y a quelques mois était bien meilleur sur ce point, sans être une référence, mais il proposait une qualité d’upscaling tout à fait correcte. D’un autre côté, si ce n’est qu’une question de mise à jour, alors ce n’est peut-être pas si grave. Toujours est-il qu’aujourd’hui, je me dois d’évaluer ce téléviseur et quelque soit le spectacle exceptionnel qu’il propose avec les films, un TV ne sert pas qu’à regarder des Blu-ray UHD. La plupart des gens passent plus de temps devant les chaines TV que devant un Blu-ray.

Award HDfever

Alors si en plus, je fais aussi le constat d’un bug colorimétrique sur la Balance des blancs en 20p, d’une gestion colorimétrique en DCI avec les Blu-ray UHD alors qu’elle devrait être en Rec.2020, de l’absence de calibrage en BT.2020 et même pas de Balance des Blancs en HDR, il m’est difficile de mettre un Award Reference. Par contre, malgré la présence de bruit plus marquée que sur le EF950V, je mets ça de côté, vu la diminution de bruit constatée lors de ces premiers jours, je pense que dans quelques semaines le bruit sera très réduit. D’autre part, certains lecteurs affichent moins de bruit que d’autres et sur l’OLED ça se voit de suite. L’OPPO BDP-103Eu ou BDT101CI s’en sortent très bien. J’avoue que si j’avais donné 5 étoiles sans hésiter au EF950V, là je ne conçois pas mettre 5 étoiles à un TV vendu 7000 € avec ce rendu avec les chaines TV, aussi beau soit-il, aussi performant soit-il avec les Blu-ray 1080p et UHD.

Alors, je prends sur moi, j’accepterai les critiques de ceux qui me diront que tous les tests ont donné un Award Reference à ce téléviseur d’exception, mais je me dois de sanctionner ce défaut tout de même important, que plusieurs possesseurs d’OLED 2016 constatent. Donc LG, un firmware vite, et je pourrais réévaluer la note de ce superbe téléviseur. Pour le moment, ce sera 4,5 étoiles pour le rendu globale et 5 étoiles en 3D. Malgré tout, si j’avais le choix, ce serait quand même un LG OLED65E6V ou un Panasonic 65DX900, les deux meilleurs TV de 2016 si on privilégie l’expérience cinéma en salle obscure.

Je remercie très chaleureusement Futureland pour le prêt de ce téléviseur en vente chez eux à un très bon prix si vous appelez de ma part. Sans eux, je n’aurais jamais pu tester d’OLED….

Le LG OLED65E6V résumé en quelques chiffres

  • Dalle LG WOLED, 10 bit, 120 Hz, 3840 x 2160 pixels
  • Technologie émissive
  • 3D passive 120 Hz Line-by-Line  (3840 x 1080 pixels)
  • Diodes OLED blanches avec sous pixels WRGB
  • Contraste infini, noir à 0 nits
  • Balance des Blanc en SDR sortie de carton : Delta E 4,5
  • Balance des Blanc en HDR : Delta E 1.3
  • Color Checker et gamut Rec.709 en sortie de carton: Delta E de 1.5
  • Couverture du Gamut DCI x,y : 94,5 %
  • Couverture du Rec.2020 : pas d’affichage Rec.2020
  • Pic lumineux en HDR : 665 nits sur mire de 2%, 5%, 10%et 20% et 594 nits sur une mire de 50%
  • Pic lumineux en SDR : 590 nits sur une mire de 10 % et 50 %
  • Mesure de l’ABL (mire 100% de blanc): 131 nits en SDR ou HDR
  • Inputlag : 34,6 ms (115 ms avec le TruMotion activé)
  • Temps de rémanence : 0.3 ms
  • Processeur vidéo LG Perfect Mastering Engine
  • Processeur CPU : Quad Core

Ce que j’ai aimé avec le LG OLED65E6V

  • Le standing, un design absolument magnifique, la très grande classe !
  • La qualité d’assemblage, la finesse de la dalle de verre tout en étant rigide
  • Un contraste surpuissant, une dynamique d’image énorme
  • La qualité des noirs : denses et parfaitement lisibles
  • La qualité du rendu HDR, superbes scenes sombres, image équilibrée, dynamique
  • Le rendu Dolby Vision : une énorme claque! Magnifique, impressionnant, superbe !
  • Un gamut assez large,des couleurs très riches, vives, éclatantes (sauf dans les teintes rouges)
  • Un traitement vidéo très performant avec les contenus UHD
  • Le TruMotion, fluide, efficace, des images précises en mouvement
  • Le nombre de réglages possibles (image et son), de nombreux modes images
  • De très bonnes performances avec le jeu,image précise, inputlag réduit, couleurs magnifiques
  • Des réglages ultra complets au niveau couleur en Rec.709 (un peu moins en HDR)
  • Gestion réseau complète, DLNA/UPnP, partage des mobiles,diffusion du son en Bluetooth, etc
  • Une interface WebOS vraiment excellente,réactive, conviviale, fun, graphique.
  • Gestion multimédia intéressante (lecture des vidéos UHD et HDR, VP9 et HEVC, MKV, TS, DTS, Dolby), mais une absence de lecture du Flac
  • Un rendu 3D exceptionnel, la plus belle 3D au monde !
  • Un traitement anti-reflet efficace
  • Un rendu sonore de qualité
  • La possibilité de lancer des cycles de nettoyage (attention,cela dégrade l’image les premières heures,mais réduit bien le bruit et les marquages)
  • Un téléviseur vraiment impressionnant, pour cinéphile,qui fait revivre tout la vidéothèque !

Ce que je regrette avec le LG OLED65E6V

  • L’upscaling UHD qui manque clairement d’efficacité  (trop d’artefacts, manque de précision du tuner, macroblocking, bruit, etc)
  • Le rendu des chaines TV décevant, en perte de qualité comparé au EF950V
  • Pas de gestion native du Rec.2020, pas de calibrage en HDR
  • Bug important sur la Balance des Blancs 20P (postérisation et métamérisme)
  • Une dalle trop sensible au bruit vidéo et fourmillement
  • Un manque de justesse avec les teintes de peau et une couleur rouge qui manque de qualité
  • Le TruMotion rencontre quelques difficultés avec le Blu-ray UHD dans les travellings rapides
  • L’absence de lecture du Flac
  • Un simple tuner TNT HD (DVB-C/T2 compatible HEVC et MPEG-4)
  • Encre quelques traces de vignettage
  • Un réducteur d’artefacts plus performant serait bienvenu !
  • Les bords de la dalle plus clairs dans certaines scenes sombres

Quelques conseils pour profiter au mieux de son OLED :

  • Attention aux cycle pour effacer le bruit : cela permet d’effacer des soucis de marquage qui ne part pas, du Banding ou vignettage, du bruit trop présent, mais lancer un cycle manuellement gomme l’image qui va être lissée durant plusieurs jours. Les marquages sont bien effacés, mais l’image retrouve tut sa qualité,précision et son piqué que plusieurs jours après. Donc à ne faite qu’en dernier recourt ! 
  • Avec un lecteur Blu-ray UHD, pensez à activer le mode UHD Deep Color dans les réglages du téléviseur pour gérer pleinement l’image HDR en BT.2020 en YCbCr 4:4:4 12 bit sur l’entrée HDMI.
  • Si vous constatez des couleurs trop saturées avec votre lecteur Blu-ray, essayez la sortie en YCbCr 4:2:0 ou 4:2:2, évitez la sortie en 4:4:4
  • Avec le Blu-ray 1080p ou les MKV 1080p/720p, il sera souvent préférable de faire l’upscaling UHD depuis lecteur pour avoir une meilleure image.
  • Attention au choix du lecteur Blu-ray. Ce dernier peut considérablement améliorer l’image avec l’OLED surtout ceux qui proposent un excellent upscaling 2160p (évitez les lecteurs qui souffrent de bruit résiduel ou dotés de traitements vidéo qui engendrent du bruit. Si en plus ce lecteur possède un excellent DNR, c’est parfait !
  • Si vous trouvez l’image HDR trop chaude, trop verte ou trop rouge, notamment sur les visage et que vous ne pouvez pas faire calibrer votre OLED, réglez votre Balance des Blancs en passant sur Effect1,voire plus bas selon le gout de chacun. Attention aussi, plus l’image sera sombre (réglage Lumière OLED), plus les couleurs seront saturées
  • Si vos noirs sont bouchés, n’hésitez pas à monter le réglage de Luminosité. Montez le et arrêtez vous deux crans avant que les bandes noires commencent à devenir grises.
  • Si vous trouvez le rendu HDR trop sombre, au lieu de passer en mode HDR Lumineux ou Dynamique, essayez d’abord d’activer le Contraste Dynamique qui fait monter la luminosité de l’image HDR sans boucher les noirs, ni brûler les blancs (comme il le ferait en SDR).
  • Si vous constatez du bruit de type « fourmillement » plus présents en mode HDR ou en 3D, vous pouvez activer le Réducteur de Bruit sur Auto, mais évitez le Réducteur de Bruit MPEG, sauf avec la TNT, car il dégrade trop le piqué de l’image.
  • Pour améliorer la qualité des chaines TV. Si vous disposez d’un décodeur TV externe, vous pouvez utiliser un scaler externe, ou passer par un ampli qui propose un excellent upscaling 2160p, et encore mieux si en plus il propose un bon traitement vidéo avec des DNR puissants. Je pense à certains amplis Pioneer par exemple.
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