Test du projecteur JVC DLA-HD350 par un utilisateur

01/12/2008

Nouveau test d'un utilisateur :

Test du JVC DLA-HD350 vu par Greg alias Worf

Ce texte n'engage que son auteur, on peut être en phase ou non avec ses propos.

Le DLA-HD350 nous arrive dans une toute nouvelle livrée, noire ou blanche selon vos goûts. La modification qui frappe tout de suite par rapport aux HD1/HD100. c'est cette optique décentrée. Elle est également protégée par un mécanisme électrique qui vient s'ouvrir automatiquement à la mise sous tension de l'appareil et se referme dès qu'on coupe l'alimentation. Bravo déjà à JVC pour ce qui peut apparaître comme un gadget mais est tellement pratique à l'usage.

Autres améliorations, la présence à côté de la connectique classique de deux prises HDMI désormais en version 1.3 compatible deep color. Le traitement vidéo est maintenant confié à siliconoptix HQV.

Panneau de connectique :

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A tout ceci, il ne faut pas pas oublier de mentionner une motorisation électrique du zoom, du focus et du lens shift. Ce qui manquait cruellement au HD1, l'ajustement à la perfection de la netteté est ainsi possible avec le nez collé sur l'écran. Ceux qui ont galéré pour régler le focus du HD1 savent de quoi je parle. Là encore JVC a tenu compte des retours utilisateurs pour régler les défauts de la génération précédente.

Le HD 350 est prévu pour s'adapter à quasiment toutes les salles, aidé en cela par son lens-shift- électrique se déplacant sur l'axe vertical de 80 % et sur le plan horizontal de 34 %.
Pour les rapports de distance, une écran de 2m50 de base le projecteur doit être posé entre 3 et 6 mètres.

Commandes :

La télécommande a elle aussi légèrement évoluée. Rétroéclairée, elle est légère et paraît légèrement cheap. Mais c'est bien le seul défaut que je relèverai sur ce projecteur.
Un panneau déporté de commandes est présent sur le dessus de la coque du projecteur qui au passage est assez lourd, 11 kg. Pour un montage plafond prévoir un support costaud.

Vue de la télécommande :

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La lampe (et oui c'est encore et toujours un projecteur à lampes UHP, il faudra attendre un peu pour les LED), d'une puissance de 200 W, elle est annoncée pour 2000 heures de fonctionnement. Le remplacement s'effectue par l'arrière de l'appareil à l'aide d'un tournevis et ne nécessite pas un retour en atelier. Compter 250 euros pour une lampe neuve.

Vue arrière et logement de la lampe :

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Menus :

Les menus de configurations permettent d'avoir accès à des prérèglages d'usine sous les appellations suivantes : cinéma 1 (ma préférée), cinéma 2, naturel, scène, dynamique et 3 réglages utilisateurs. A cela il faut rajouter 4 préréglages de gamma : normal, A, B, C et là également 3 mémoires de réglages utilisateurs. Un réglage fin du gamma est également intégré pour les 3 couleurs fondamentales et le blanc.

Ce principe est préservé pour la gestion des couleurs avec quatre températures de couleurs prédéfinies 5800k, 6500k, 7500k, 9300k, haute luminosité et là encore 3 mémoires pour les afficionades de calibration.

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Traitement vidéo :

Un sous-menu qualité image « avancé » donne accès au rehaussement de signal HQV, avec le classique réglage de netteté mais également l'option « amélioration des détails » que je recommande de positionner sur 2 pour les sources SD. On trouve également dans ce menu un réducteur de bruit que je laisse sur arrêt.
C'est également dans cette partie qu'on commande l'iris à 3 pas du HD 350, 1 correspondant à la fermeture maximum de ce dispositif et 3 à l'ouverture complète.
Un menu spécifique aux signaux numérique permet de basculer entre les signaux 16-235 (vidéo) ou 0-255 (informatique). L'espace de couleur est lui aussi sélectionnable avec les options suivantes : auto, 4:4:4, 4:2:2 ou RVB. Pour les afficionados de mapping 1:1 ce mode est également disponible dans les menus du HD 350.

Enfin cerise sur le gâteau ce projecteur incorpore toute une série de mires de réglages pour tirer le meilleur parti de votre appareil, 6 mires de tests (échelle de gris, couleurs, etc....).

En cas de dérives de convergences, le HD 350 permet de corriger les 3 couleurs par pas de 1 pixel sur l'horizontale et la verticale. Certes ne pas aussi fin que sur un VW 60, mais mon appareil ne souffre pas de gros décalage comme j'avais pu le constater sur mon ex-hd100.

Pareil pour l'overscan, il peut être débrayé complètement, la preuve en image ;)

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Allez juste un petit screen :

Riddick HD DVD ;)



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Après cette présentation globale de l'appareil et des innovations apportées sur le nouveau modèle par le constructeur intéressons nous aux résultats à l'image et du projecteur en action.

Bruit de fonctionnement : A l'allumage, le projecteur est particulièrement silencieux, il fait partie des meilleurs élèves sur ce point que ce soit en mode lampe normal ou en mode haut. Sa discrétion est uniquement troublée par le bruit du cache électrique qui vient se positionner dans son logement. Un très bon point pour JVC pour avoir fait disparaître un des défauts du HD1. Nous allons continuer la longue litanie de la distribution des bons points avec ce projecteur dans nos critères d'évaluation suivants.

Colorimétrie : Le JVC HD 350 ne dispose pas comme de son grand frère d'un dispositif de type color management system. J'ai évoqué plus haut les différents prérèglages d'usine et j'ai indiqué que le mode cinema 1 était le plus proche de la norme. Il reste néanmoins quelques réglages supplémentaires à apporter pour corriger une dominante rouge par trop exubérante. Sur mon exemplaire, j'obtiens les meilleurs résultats dans le mode cinéma 1, en diminuant le rouge de – 11 ert le vert de - 3 et en utilisant le gamma 1 en liaison HDMI. Ne pas oublier de faire correspondre les signaux HDMI de la source avec les réglages HDMI du projecteur pour éviter les noirs bouchés.

Luminosité :

Les tests ont été effectués sur un écran cadre de 2m50 avec un gain de 1.2 dans ce mode en position zoom moitié nous avons mesuré plus de 750 lumens en mode haut et iris en position 3 avec un contraste de près de 14500 on:off. Mesures effectuées dans un environnement non dédié.
Ce projecteur est tout simplement le plus lumineux et en même temps le plus contrasté qu'il m'ait été donné de tester. La conjonction de ces deux valeurs donne une incroyable impression de 3D et ce même dans un environnement non dédié. Ce qui était impossible à réaliser avec le HD 100 dont le rendu était tributaire de l'environnement mais également avec le HD1 qui n'arrivait pas à afficher un tel contraste et une telle luminosité. Là encore progrès et avantage pour le nouveau venu.

Netteté/piqué :

Nous nous attaquons là encore à un des points faibles de la génération précédente, le piqué et ce rendu trop doux pour certains. Pour contrebalancer cet effet, JVC a exploré deux pistes, d'une part : l'optique en verre et d'autre part le traitement vidéo. La puce puce GENUM de sinistre mémoire du HD1 et son désentrelacement perfectible a été abandonné au profit d'un traitement HQV de silicon Optix. Et l'amélioration est bien visible. Si sur les sources HD la différence n'est pas flagrante, il en a va tout autrement des sources SD. Le traitement interne fait des miracles avec nos bons vieux dvd, donnant une impression full hd like assez bluffante. Que ce soit en ntsc ou en pal, le HD 350 délivre une image nettoyée de tout artefact LCD, sans effets d'escaliers et avec enfin un très bon piqué.
L'impression de netteté est encore renforcée par la justesse des convergences, sur mon appareil je n'ai pu noter qu'une dérive du rouge inférieure à un demi-pixel.

Uniformité : Sur une mire blanche et sur une mire grise, aucune trace de dérive colorimétrique.Le shading est aux abonnés absents. Là encore un bon point pour le nouveau d-ila. Il y a quelqu'un dans la salle pour compter le nombre de bons points décernés ? ;)

Impressions subjectives :

C'est en visionnant des films qu'on juge bien évidemment de la qualité d'un projecteur, une fois n'est pas coutume plutôt que de m'attacher à regarder toujours les mêmes extraits, j'ai préféré innover en me concentrant sur des films entiers, d'ou le nombre beaucoup plus restreint d'oeuvres concernées.

Films regardés :

SD :

NID DE GUEPES DVD PAL

Le générique de ce film d'action français est une excellente démonstration de la force du contraste et de la luminosité du nouveau JVC. Le menu du film est constitué par un écran noir qui est progressivement frappé d'impacts de balles laissant passer la lumière, les noirs restent parfaitement sombre alors que la lumière jaillit de ces orifices, donnant un effet semblable aux étoiles illuminant l'espace.

Je me suis intéressé successivement à la mise à l'échelle par le lecteur ou par le projecteur, encore une fois tout comme avec le benQ W5000/W2000, le traitement HQV fait des merveilles sur la définition. Je préfère d'ailleurs laisser les dvd en 576p et laisser le projecteur faire le travail de mise à l'échelle. Ne pas oublier de positionner l'accentuation des détails sur + 2 et c'est parti pour donner un coup de jeune à vos anciennes galettes dvd qui se prennent à jouer les stars de la haute définition. C'est sur ce point d'ailleurs que j'attends tous les projecteurs que je teste, la capacité à être bon avec les signaux SD et HD et c'est bien le cas pour le HD 350.

Beaucoup de scènes sombres parsèment ce film qui se déroule quasiment exclusivement la nuit, à aucun moment le jvc n'est pris en défaut que ce soit dans la profondeur de l'image, dans le piqué ou encore dans la fluidité, tant qu'on n'active pas le mode 1080p24 sur une source dvd. A éviter avec le HD 35.


DVD NTSC : THE SAND PEEBLES (La cannonnière du Yang-Sté)

Un de mes films préférés. Un Film de Robert Wise, sorti l'année de ma naissance ;) Mon film préféré de Steve McQueen. Là, on passe à un film où les scènes lumineuses abondent. L'assaut contre le barrage chinois sur le Yang-Tse est un moment d'anthologie et toutes les nuances de bleu et surtout l'impression de lumière du jour est parfaitement retranscrite par le D-ila. Aucune anémie lumineuse ne vient gâcher la projection de ce fleuron de l'industrie cinématographique.

La scène finale se déroule elle dans un clair obscur, et Steve MacQueen meurt dans l'école sous les balles des soldats nationalistes chinois. J'ai regardé l'ensemble du film sans avoir à aucun moment l'envie de toucher la télécommande pour corriger, au choix la colorimétrie, le contraste ou la luminosité. Et c'est bien là, un des signes de la qualité de ce projecteur.

Test source haute définition :

La référence en matière de piqué et de netteté reste les DLP, le HD 350 est il capable de faire aussi bien que les succubes de texas intrument ? C'est ce que nous allons voir avec l'analyse de deux films HD DVD, MISSION IMPOSSIBLE 3 et les CHRONIQUES DE RIDDICK.

MISSION IMPOSSIBLE 3 :

Deux scènes sont particulièrement indiquées pour juger du piqué délivré par ce projecteur. L'entrée d'Ethan Hunt par le mur externe du Vatican et l'arrivée de la signora avec sa jambe dénudée et assassine sortant de sa voiture de sport (messieurs je pense que vous voyez de qui je veux parler).
Là je dois avouer que je suis bluffé par les détails sortant de l'image (la salle du vatican avec l'escalier par exemple). On est pas très loin des meilleurs dlp sur ce point sans arriver complètement à les égaler, mais ça reste d'un très, très haut niveau. L'effet « wow c'est de la haute définition » est bien présent.
Encore une fois je retrouve des impressions cinématographiques avec des couleurs particulièrement saturées, un contraste abyssal dans les sous-sol du vatican quand le complice d'Ethan rentre par le canal dans le vatican.

Scène lumineuse : L'attaque du convoi par le drone et l'hélicoptère. Ici on atteint des sommets en matière de détails. Le HD 350 fait aussi bien sur cette scène que le HC 6000 en matière de piqué. La fluidité est toujours exemplaire et la luminosité permet de restituer à la perfection cette scène se déroulant sous un soleil de midi dans les Everglades en Floride.


LES CHRONIQUES DE RIDDICK :

Vin diesel et sa voix originale bien rauque ;) Nous retrouvons le Furyen dans sa navette en route vers Helios prime et alors qu'il sombre dans un sommeil paradoxal, le HD 350 affiche l'espace et ses millions d'étoiles. Tout comme pour « nid de guêpes », les étoiles scintillent dans un espace au noir profond. Encore une fois le JVC m'étonne par cette impression de 3D qu'il dégage.

Comment ne pas tomber dans la redite, mais après l'avoir correctement réglé comme je l'ai évoqué plus haut. On peut se laisser aller à une séance complète de visionnage d'un film sereinement. A aucun moment alors que riddick lutte contre les Necrommongers dans l'obscurité de la planète attaquée, je ne regrette la profondeur des noirs ou ne peste contre des dérives colorimétrique, le shading, la fluidité ou encore la dureté de l'image. De la même manière lorsqu'il se retrouve à la surface de la planète prison, je n'ai pas l'impression que le soleil qui menace de les bruler est frappé d'une future extinction comme avec un sony hs 50, un HC 7000 ou autre projecteur dont la luminosité est aux abonnés absents.

CONCLUSION

Après avoir fait le compte de tous les bons points de ce nouveau projecteur JVC, il est dur de lui trouver des défauts et c'est bien le cas. J'aimerais faire un relevé des inconvénients et des avantages de ce diffuseur mais c'est impossible, je n'en ai pas trouvé. En cherchant vraiment la petite bête on pourrait lui reprocher sa taille et son poids, mais nous sommes là dans le domaine anecdotique et bien loin de ce qui nous intéresse le plus : l'image.

Je cherchais en projecteur de transition en espérant le revendre vite avant de passer aux premiers projecteurs à LED mais là, c'est tout le contraire. Le HD 350 est devenu mon projecteur actuel de référence. Je vais ainsi rompre avec mon habitude de m'en séparer le plus rapidement possible et le conserver avec moi. C'est je crois, de ma part, le plus beau compliment à lui faire et le signe que dans les projecteurs à 3000 euros il n'a à l'heure actuelle aucun concurrent. J'ai d'ailleurs bien du mal à lui trouver son équivalent même dans une gamme de projecteurs au tarif supérieur.

Puisqu'il n'a pas de défaut évoquons ses points forts : sa discrétion de fonctionnement en mode lampe normal et haut, son traitement vidéo interne enfin de qualité, son important contraste natif, sa forte luminosité, son piqué, son optique, ses prises HDMI 1.3 deep color, l'amplitude de son lens-shift, la mototisation du focus, du zoom, du lens-shift et j'en oublie.....

Pour résumé si vous avez le budget pour ce projecteur n'hésitez pas (son prédécesseur coutait le double à sa sortie et n'offrait pas les mêmes performances). C'est le nec plu ultra de la projection frontale actuelle. Bravo JVC pour avoir intégré les avis des utilisateurs de HD1 sur les améliorations à apporter à ses modèles et nous avoir fourni un projecteur de cette qualité.

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