Nouveau test des utilisateurs : JVC DLA-HD750

27/12/2008
 

Nouveau test d'un utilisateur :

Test du JVC DLA-HD750 vu par Greg alias Worf

Ce texte n'engage que son auteur, on peut être en phase ou non avec ses propos.

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par vous donner directement mon sentiment sur le HD 750. Ayant déjà défloré une partie de mes conclusions sur ce projecteur, ceux qui ont suivi ce topic ne seront pas trop surpris. Donc je me lance, le HD 750 représente la quintessence de tout ce que j'attends d'un projecteur : il délivre tout simplement la plus belle image qu'il m'ait été donnée de voir en l'état actuel de la technique dans un budget de moins de 20000 euros. J'ouvre ici une parenthèse, vous avez pu lire ici ou là des commentaires sur le gamut trop étendu de la génération HD350/HD 750, et bien j'échange volontiers tous les projecteurs avec des gamut à la norme contre un HD 750, ces premiers de la classe en mesures n'osent même pas rêver égaler la qualité de l'image délivrée par la nouvelle génération D-Ila JVC. Vous l'aurez compris, encore une fois je ne m'attarderais pas sur les mesures, elles sont dans le cas d'une comparaison HD350/HD 750 incapables de retranscrire les impressions visuelles laissées par ces diffuseurs.

Après un court passage par le HD 350 qui était devenu ma référence visuelle, alléché par les sirènes marchandes et quelques retours de forumeurs qui promettaient encore plus avec le HD 750, je me décidais à me séparer du petit nouveau pour acquérir le nouveau haut de gamme JVC.

Le JVC HD 750 est annoncé par le constructeur avec un contraste faramineux de 50000:1 et bien comme à son habitude, JVC n'est pas trop optimiste dans ses mesures contrairement à d'autres constructeurs, nous avons pu obtenir en zoom mini sans fermer totalement l'iris une valeur on:off de 43000:1 ! Mais là encore il s'agit d'une valeur chiffrée et j'ai eu bien du mal à voir la différence dans un environnement non dédié entre le contraste du HD 350 et celui du HD 750, serait-ce lié aux limites de l'oeil humain ?

L'appareil :

Continuons l'exploration physique de l'appareil, il est difficile d'opérer une distinction entre le HD 350 et le HD 750, certes un logo THX est présent sur le carton d'emballage de l'appareil mais on ne le retrouve pas sur la coque du projecteur. La seule différence que notera l'amateur averti c'est la présence d'une prise VGA dans la connectique, absente sur le HD 350.

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Le rapport de zoom est identique sur les deux modèles, tout comme la gestion motorisée de l'optique, du lens shift, du zoom et du focus. L'amplitude du lens-shift de 34 % sur l'horizontale et de 80 % sur l'axe vertical est identique au petit modèle. Le positionnement de ce projecteur est donc facilité par tous ces dispositifs facilitant la vie de l'afficionados de home cinéma. La mise au point fine de la netteté est ainsi rendue possible et aisée en gardant l'oeil le plus proche de l'écran. Le dispositif électrique de protection de l'optique est également présent. Il se rétracte dans la coque dès qu'on met le projecteur en route.

La télécommande reste identique à celle du HD 350 et nous réitérons nos commentaires à son sujet, elle paraît « cheap » et dénote par rapport au sérieux et à la qualité de fabrication du projecteur. Bon il faut bien lui trouver un petit défaut à ce premier de la classe.


Les menus :

C'est en s'intéressant aux menus que nous allons trouver quelques différences notables par rapport au HD 350 :

Les menus de configurations permettent d'avoir accès à des prérèglages d'usine sous les appellations suivantes : cinéma , cinéma 2, naturel, scène, dynamique et 3 réglages utilisateurs et un différence notable la présence du mode THX qu'il n'est pas possible de retoucher.

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A cela il faut rajouter 4 préréglages de gamma : normal, A, B, C et là également 3 mémoires de réglages utilisateurs. Un réglage fin du gamma est également intégré pour les 3 couleurs fondamentales. Ce principe est préservé pour la gestion des couleurs avec quatre températures de couleurs prédéfinies 5800k, 6500k, 7500k, 9300k, haute luminosité et là encore 3 mémoires pour les afficionados de calibration. Les intégristes du GAMUT aux normes seront heureux de trouver ici une option des gestion des couleurs C.M.S color management system (permettant de corriger les dérives excessives du rouge et du vert pour afficher un triangle CIE correspondant pile poil à la norme).

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Traitement vidéo :

Un sous-menu qualité image « avancé » donne accès au rehaussement de signal HQV, avec le classique réglage de netteté mais également l'option « amélioration des détails ». On trouve également dans ce menu un réducteur de bruit..

C'est également dans cette partie qu'on commande l'iris à 12 pas du HD 750, cette gestion beaucoup plus fine de l'iris représente également une amélioration par rapport au HD 350 dont l'iris ne disposait que de trois positions. La puissance lumineuse du projecteur peut ainsi être gérée de manière beaucoup plus précise.

Un menu spécifique aux signaux numérique permet de basculer entre les signaux 16-235 (vidéo) ou 0-255 (informatique). L'espace de couleur est lui aussi sélectionnable avec les options suivantes : auto, 4:4:4, 4:2:2 ou RVB. Pour les afficionados de mapping 1:1 ce mode est également disponible dans les menus du HD 750.Il faut sélectionner standard pour les liaisons vidéo et ne pas laisser le mode auto de façon à ne pas se retrouver avec des noirs bouchés.
Enfin cerise sur le gâteau ce projecteur incorpore toute une série de mires de réglages pour tirer le meilleur parti de votre appareil, 6 mires de tests (échelle de gris, couleurs, etc....).

En cas de dérives de convergences, le HD 750 permet de corriger les 3 couleurs par pas de 1 pixel sur l'horizontale et la verticale. Certes ne pas aussi fin que sur un VW 60, mais tout comme le HD 350, les convergences du HD 750 sont excellentes. Pareil pour l'overscan, il peut être complètement débrayé.

Passons aux résultats à l'image, la différence est elle au rendez-vous ?

Signaux SD : En YUV 480i ou 576i le désentrelacement et la mise à l'échelle opérés par la puce HQV viennent encore une fois prouver la qualité de son traitement vidéo . Je suis un fervent partisan de l'implantation de cette puce dans les projecteurs après avoir pu juger de ses performances sur les BenQ W5000/20000, adieu les mauvais souvenirs GENUM de la génération précédente. Même avec des sources entrelacées l'image reste nette et piquée sans artefacts vidéos.
La forte luminosité et le très haut contraste contribuent à une impression de profondeur de l'image que je n'ai pu retrouver dans l'image d'aucun autre projecteur que j'ai pu tester.
Dans gladiator, lorsque Russel CROWE rentre seul dans la première arène, le soleil est haut dans le ciel et éclaire toute l'image de sa puissance. Cette scène constitue un excellent révélateur pour juger de la puissance lumineuse de votre projecteur, projetez le même passage sur un projecteur comme le mitsubishi HC 7000 et vous vous retrouvez avec la même diagonale d'image avec une lumière solaire de fin d'après-midi.
Passons à une scène nocture, la tente de césar, les torches brûlent avec intensité dans la pénombre alors que les noirs restent profonds, encore une preuve de la force inégalée des D-ila sur la concurrence.

Signaux HDTV :

En liaison avec la PS3 j'ai pu tester quelques extraits de « DEJA VU » avec DENZEL WASHINGTON. La différence par rapport au HD350 est là, les couleurs ne souffrent d'aucune dérive visible dans les tons chairs, en mode THX et en liaison HDMI, aucune dérive jaune ou rouge n'est perceptible.

Pour m'en convaincre je passe aux mêmes extraits visionnés en HD DVD sur le HD 350.

MISSION IMPOSSIBLE 3 :

Deux scènes sont particulièrement indiquées pour juger du piqué délivré par ce projecteur. L'entrée d'Ethan Hunt par le mur externe du Vatican et l'arrivée de la signora avec sa jambe dénudée et assassine sortant de sa voiture de sport (messieurs je pense que vous voyez de qui je veux parler).
Là je dois avouer que je suis bluffé par les détails sortant de l'image (la salle du vatican avec l'escalier par exemple). On est pas très loin des meilleurs dlp sur ce point sans arriver complètement à les égaler, mais ça reste d'un très, très haut niveau. L'effet « wow c'est de la haute définition » est bien présent. Encore une fois je retrouve des impressions cinématographiques avec des couleurs particulièrement saturées, un contraste abyssal dans les sous-sol du vatican quand le complice d'Ethan rentre par le canal dans le vatican. Scène lumineuse : L'attaque du convoi par le drone et l'hélicoptère. Ici on atteint des sommets en matière de détails. Le HD 350 fait aussi bien sur cette scène que le HC 6000 en matière de piqué. La fluidité est toujours exemplaire et la luminosité permet de restituer à la perfection cette scène se déroulant sous un soleil de midi dans les Everglades.


LES CHRONIQUES DE RIDDICK :

Vin diesel et sa voix originale bien rauque Nous retrouvons le Furyen dans sa navette en route vers Helios prime et alors qu'il sombre dans un sommeil paradoxal, le HD 350 affiche l'espace et ses millions d'étoiles. Tout comme pour « nid de guêpes », les étoiles scintillent dans un espace au noir profond. Encore une fois le JVC m'étonne par cette impression de 3D qu'il dégage. A aucun moment alors que riddick lutte contre les Necrommongers dans l'obscurité de la planète attaquée, je ne regrette la profondeur des noirs ou ne peste contre des dérives colorimétrique, le shading, la fluidité ou encore la dureté de l'image. De la même manière lorsqu'il se retrouve à la surface de la planète prison, je n'ai pas l'impression que le soleil qui menace de les bruler est frappé d'une future extinction comme avec un autre projecteur dont la luminosité est aux abonnés absents.

Les plus observateurs auront remarqué qu'il s'agit peu ou prou d'un copié/collé de mes impressions sur les mêmes extraits visionnés sur le HD 350. L'explication en est toute simple, les deux images dans mon environnement sont après réglages des couleurs sur le 350 quasiment identiques, netteté, luminosité, contraste je n'arrive pas à distinguer l'avantage du plus cher sur le moins cher. Peut être que cette différence serait plus facile à mettre en évidence dans une salle dédiée mais ce n'est pas le cas dans mon salon.

Le seule grosse différence visuelle, reste l'absence de dérives colorimétrique sur le HD750 en sortie de boîte contrairement au HD350, mince comme progrès, vous en conviendrez ;).

CONCLUSION :

Alors après ces quelques lignes, le passage du HD 350 est-il justifié ? Dans mon petit cas de personne non obnubilée par l'exactitude colorimétrique la réponse est non. Les options supplémentaires que sont la prise VGA, la gestion plus fine de la luminosité et le mode THX ne justifient aucunement une différence de prix aussi élevée. D'autant qu'à l'arrivée et après réglages, l'image des deux dans mon environnement est diablement identique.

Si en revanche vous ne jurez que par la calibration, le 6500k et l'exactitude des différents gamuts, hors le HD750 et son CMS, point de salut.

Ce qui est certain, c'est que quelques soit votre sélection, les deux nouveaux JVC représentent les meilleurs choix actuels en matière de vidéoprojection à domicile avec un budget de moins de 5000 euros. Ils enchanterons vos rétines sans aucun fatigue visuelle pendant de longues heures de visionnage que ce soit avec vos dvd, vos sources TV ou SAT ou vos films haute définition. Excellent dans tous les domaines d'évaluation, le HD 750 tout comme le HD 350 n'ont aucun concurrent en matière de contraste et de luminosité. Ils ont également réussi à dépasser les deux modèles précédents en corrigeant quasiment tous leurs défauts.

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