L'après-guerre et l'entrée dans la haute fidélité
Dans les années 1950, le marché du disque vinyle longue durée prend son essor. Les mélomanes exigeants cherchent des appareils à la hauteur de ce nouveau format.
Thorens y répond en 1957 avec un modèle qui va changer la donne.
1957 et la TD 124 : Conçue aussi bien pour les studios de radiodiffusion que pour les audiophiles à domicile, la TD 124 propose un entraînement mixte galet/courroie qui garantit une stabilité remarquable. Elle restera en production jusqu'en 1968 et s'échange encore aujourd'hui sur le marché de l'occasion à des prix élevés.
La TD 124 s'impose rapidement comme une référence mondiale. Elle pose les bases d'une réputation que
Thorens va soigneusement entretenir dans les décennies suivantes.
Les années 1960-1970 : l'âge d'or
En 1963,
Thorens fusionne brièvement avec Paillard SA, fabricant de caméras et de machines à écrire. C'est dans ce contexte qu'est développée la TD 150 en 1965, une platine qui introduit une innovation majeure pour l'époque : le sous-châssis suspendu.
1965 et la TD 150 : Le principe du sous-châssis suspendu consiste à isoler le plateau et le bras de lecture du reste de la structure grâce à des ressorts. Cela limite l'influence des vibrations parasites sur la lecture. Ce concept, adapté d'une idée d'Acoustic Research, deviendra un standard dans l'industrie Hi-Fi et sera repris par de nombreuses marques.
En 1966,
Thorens quitte Paillard et fonde la Thorens-Franz AG à Lahr, en Allemagne, qui devient son centre de production. La marque entre dans sa période la plus prolifique.
1972 et la TD 160 : La TD 160 perfectionne l'architecture du sous-châssis suspendu et rencontre un succès considérable. Elle reste au catalogue jusque dans les années 1990 et continue de faire l'objet de restaurations soignées par les passionnés.
1974
et la TD 126 : Avec la TD 126 dans sa version MK III,
Thorens atteint un niveau qui lui vaut à l'époque le titre de meilleure platine de série au monde. Un positionnement sérieux, dans une décennie où la concurrence japonaise commence à se faire sentir.
« Une platine
Thorens ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à restituer. »